À quoi joue Sarah Knafo ? Enquête sur la « cousine utile » de la droite
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Sarah Knafo est députée européenne et membre du parti Reconquête.
LTD/Bastien Ohier / Hans Lucas via AFP
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Sarah Knafo est députée européenne et membre du parti Reconquête.
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Francis Szpiner ne manie pas les mots au hasard. À la fin du printemps, Sarah Knafo se répand dans Paris sur un déjeuner qu’elle et Éric Zemmour ont partagé avec le sénateur Les Républicains et ancien maire du 16e arrondissement. « Il m’a dit que j’avais une dimension nationale, c’est marrant, non ? » se réjouit-elle en privé.
Francis Szpiner voulait-il la flatter ? Ou l’inciter à mettre des bâtons dans les roues de sa rivale à lui, Rachida Dati ? Le 21 novembre, c’est une autre figure de LR, Laurent Wauquiez, qui a reçu l’eurodéputée d’extrême droite pour un tête-à-tête. Lui aussi veut faire d’elle une voiture bélier contre un adversaire interne, Bruno Retailleau, à travers un improbable projet de primaire dont le casting irait de Reconquête à Gérald Darmanin.
Qui instrumentalise qui ? Sarah Knafo sait jouer de l’intérêt des cadres de la droite classique à la côtoyer. Beaucoup aimeraient avoir sa notoriété, dopée par les réseaux sociaux et les médias du groupe Bolloré. Sa radicalité, qu’elle exprime davantage sur le terrain économique qu’identitaire, ADN du zemmourisme, produit un fort écho au sein de l’électorat des Républicains.
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« La citer, ça permet de montrer qu’on n’est pas sectaire, résume un dirigeant de LR, sans pour autant qu’on nous renvoie au cordon sanitaire associé au Rassemblement national. C’est un peu la “cousine utile”. L’ironie, c’est qu’elle est plus radicale que le RN. »