Pourquoi le plafonnement du prix de l’électricité est-il stratégique pour le RN
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Marine Le Pen et Jean-Philippe Tanguy (RN).
LTD / REUTERS - Stéphanie Lecocq
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Marine Le Pen et Jean-Philippe Tanguy (RN).
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Ils sont quelques-uns autour de Marine Le Pen à en avoir fait leur « dada ». Le lendemain de la fin de son procès en appel dans le dossier des assistants parlementaires européens du Front national, la candidate fragilisée à l’élection présidentielle a dû prendre position sur la politique énergétique française.
Sébastien Lecornu a dévoilé jeudi 12 février, après trois années de débats intermittents mais passionnés, la troisième programmation pluriannuelle de l’énergie, ou « PPE 3 », censée baliser l’approvisionnement de la France en électricité jusqu’à 2035. La députée du Pas-de-Calais a vite phosphoré en cercle restreint sur ce sujet qu’elle juge capital sur le fond, certes, mais aussi tactiquement pour le Rassemblement national.
Principal expert du parti à la flamme sur ce thème, Jean-Philippe Tanguy a pris la parole vendredi 13 février sur BFMTV pour dénoncer une supposée « dérive illibérale du gouvernement », coupable à ses yeux d’avoir adopté cette feuille de route par décret plutôt que par un vote du Parlement. L’absence de majorité à l’Assemblée nationale depuis la dissolution de 2024 rend pourtant la seconde option bien hasardeuse. Fin juillet déjà, le site d’information Contexte révélait que le gouvernement Bayrou, sous la pression des acteurs de l’énergie, avait tenté de publier la PPE 3 sans solliciter les parlementaires, qui avaient alors entamé l’examen d’une proposition de loi au contenu analogue. L’exécutif a reculé face au risque de censure.