« C’est un nid à emmerdes » : Bardella oscille sur les retraites et met le RN sous tension
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Le dossier des retraites est sensible au sein du camp de Jordan Bardella.
LTD/Wiktor Dabkowski/ZUMA/ABACAPRESS
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Le dossier des retraites est sensible au sein du camp de Jordan Bardella.
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S’agit-il d’un « ballon d’essai », comme l’espère une figure écoutée au Rassemblement national ? Depuis que Jordan Bardella a déclaré jeudi sur LCI que l’âge légal d’ouverture des droits à la retraite – que Marine Le Pen entend rabaisser à 62 ans voire 60 pour ceux qui ont commencé tôt à travailler – ne voulait plus « rien dire », que la France « gagnerait à (...) bâtir un système qui mette davantage en avant la durée de cotisation », les téléphones se sont remis à chauffer au sein du RN.
Qui plus est, le lendemain, devant des journalistes, le trentenaire a remis sur la table l’idée d’introduire dans le système une part de capitalisation.
À mesure qu’approche l’échéance judiciaire du 7 juillet, date à laquelle la fille de Jean-Marie Le Pen pourrait être empêchée de briguer l’Elysée en 2027, la tension monte autour de cet objet si identitaire pour les frontistes.. « Jordan et Marine disent la même chose mais avec des mots différents, donc tout le monde pète son câble », s’agace un fidèle du tandem.
Certains conseillers, comme Renaud Labaye, s’opposent fortement à tout abandon de la borne des 62 ans. Le secrétaire général du groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, proche de la triple candidate à l’élection présidentielle, estime qu’il s’agirait là d’une erreur « politique, philosophique et économique » et qu’il vaudrait mieux miser sur la création de richesse et la baisse de la dépense publique dans d’autres secteurs.
« Le sujet va être terriblement explosif dans les jours qui viennent, prévient un autre stratège du mouvement populiste, inquiet des retours du terrain sur l’éventuel remaniement d’une proposition aussi symbolique du RN. C’est un sujet simple, vital, et qui nous a fait énormément progresser chez les classes actives et modestes. Dans leurs boulots, la pénibilité est partout. Et ce n’est pas pour rien qu’on a progressé aussi chez les seniors, malgré notre dénonciation de la réforme Borne et malgré un programme très critiqué par la presse conservatrice. »