« Historiquement, on est jacobins, mais désormais, il faut être pragmatiques » : le point corse de Le Pen
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Marine Le Pen, le 25 mars à l'Assemblée nationale.
LTD/REUTERS/Gonzalo Fuentes/File Photo
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Marine Le Pen, le 25 mars à l'Assemblée nationale.
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La direction du Rassemblement national n’a pas tranché les nœuds gordiens de son programme économique pour 2027, mais elle prépare ses positions sur les textes que l’exécutif va porter d’ici la coupure de l’été. Il y a parmi eux le projet de loi constitutionnelle sur l’autonomie de la Corse, dont l’examen à l’Assemblée nationale démarre en commission le 2 juin puis en séance publique le 16.
Marine Le Pen a consacré au sujet une bonne partie de la réunion hebdomadaire de ses députés ce 26 mai. « Certes, historiquement, on est jacobins, a-t-elle entamé son propos, mais désormais, il faut être pragmatiques. »
L’inflexion girondine du RN va passer un cap supplémentaire. L’an dernier, déjà, le parti d’extrême droite scellait une alliance locale avec Mossa Palatina, un groupuscule nationaliste et identitaire, qui lui a permis de faire entrer des élus aux conseils municipaux de Bastia et d’Ajaccio.
Le 6 mars, la fille de Jean-Marie Le Pen admettait dans les colonnes de Corse-Matin que « la défense des identités locales n’est pas contradictoire avec celle des identités nationales ». Un raisonnement inspiré par sa lecture des spécificités ultramarines.
Si elle refuse d’avaliser pour la Corse la notion de « communauté historique, linguistique, culturelle » telle qu’évoquée dans le projet de loi, la députée du Pas-de-Calais veut proposer d’offrir à l’île une marge d’adaptation de sa législation – mais sur autorisation du parlement national.
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