Le clin d’œil est subtil. Le 10 décembre, l’Assemblée nationale examine l’augmentation des crédits militaires demandée par Sébastien Lecornu. Le député Jean-Louis Thiériot défend à la tribune la position des -Républicains. Il clôt son discours par une phrase d’Henri de Kérillis, l’un des rares parlementaires à avoir voté contre la ratification des accords de Munich. C’est en ayant une pensée pour Olivier Marleix, qui la citait souvent en privé, que l’élu LR de Seine-et-Marne a choisi de la reprendre. « Avant ma classe sociale, il y a la France, résonnait-elle dans le même hémicycle en 1938. Avant notre régime politique, il y a la France. Avant toutes mes préférences idéologiques, il y a la France. »
Le précepte n’apparaît pas dans Dissolution française – La fin du macronisme, l’essai posthume d’Olivier Marleix, paru mi-novembre (éd. Robert Laffont). Marathon budgétaire oblige, Jean-Louis Thiériot n’a pas eu le temps de le feuilleter. Selon le classement GfK, près de 20.000 exemplaires avaient été achetés à la mi-décembre. C’est substantiel pour un livre de personnalité politique, exception faite de best-sellers habituels comme ceux de Jordan Bardella, Nicolas Sarkozy ou Philippe de Villiers.