Les mémoires courtes de Jordan Bardella
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Jordan Bardella, le 7 juillet 2024, lors d’un discours à l’issue du second tour des législatives.
LTD/REUTERS/Sarah Meyssonnier TPX IMAGES OF THE DAY
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Jordan Bardella, le 7 juillet 2024, lors d’un discours à l’issue du second tour des législatives.
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Dans les années 1980, les éditions de La Table Ronde ont publié une série de livres-portraits d'hommes politiques en vogue. Signés par des journalistes, ils avaient tous le même titre, faussement mystérieux. Un inconnu nommé Chirac, Un inconnu nommé Chevènement, et ainsi de suite. Assis dans un bistrot, un vieil ami de Marine Le Pen évoque spontanément ces ouvrages lors-qu'on l'interroge sur celui de Jordan Bardella.
« C'étaient des objets de vulgarisation, destinés à assurer la promotion d'untel ou untel, se remémore cet élu qui, comme la quasi-totalité des membres du Rassemblement national, n'a pas eu accès à la prose de son chef avant parution. Là, ça va être pareil, on ne va rien apprendre. C'est un non-événement. L'événement, c'est qu'un homme de 29 ans publie ses Mémoires... »
Pour le président du RN, c'est suffisant. Après des mois de rumeurs et de tumulte dans le milieu de l'édition, 100 000 exemplaires de son premier livre, intitulé Ce que je cherche et estampillé Fayard, ont été exposés hier dans les librairies, gares, aéroports et grandes surfaces du pays. Les badauds pourront difficilement l'ignorer : le format est imposant, les 324 pages sont épaisses, la couverture satinée arbore un Jordan Bardella en noir et blanc, tandis que la quatrième le montre dos à l'Acropole, smartphone vissé à l'oreille.
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Dans sa conclusion, l'eurodéputé précise qu'il a choisi cette image « parce que cette colline est belle et grande, et que tous les lieux fondateurs de la Grèce nous rappelleront sans cesse les origines de notre démocratie ». L'allusion napoléonienne du titre n'est pas moins transparente, puisque figure dans l'incipit la citation complète de l'Empereur dont proviennent ces quatre mots.