« Ça passe ou ça casse » : Déjà l’heure de vérité pour Raphaël Glucksmann
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Le chef du parti de centre-gauche de Place publique, Raphaël Glucksmann.
LTD / Lou BENOIST / AFP
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Le chef du parti de centre-gauche de Place publique, Raphaël Glucksmann.
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Raphaël Glucksmann l’a confié à ses proches : il sait qu’il va jouer gros ces prochaines semaines. « C’est un moment clé, assure un membre de son cercle rapproché. La pression sur lui est maximale. » L’eurodéputé mise sur la sortie de son nouveau livre Nous avons encore envie (Allary Éditions) ce jeudi 28 mai et sur sa promotion – il sera notamment l’invité du 20 Heures de TF1 mardi – pour confirmer qu’il est le seul à proposer une offre sociale-démocrate en mesure de concurrencer Jean-Luc Mélenchon à gauche. « Ça passe ou ça casse », ajoute un autre soutien.
Raphaël Glucksmann s’attend à ce que le contenu de son ouvrage soit scruté à la loupe. Pendant longtemps, nombre à gauche lui ont reproché de prioriser les questions internationales sans trop se soucier des enjeux sociaux. « Sur sa défense de l’Union européenne, on est en phase ; sur le reste, on ne sait pas vraiment », exposait un responsable socialiste il y a encore quelques jours.
Dans son nouveau livre, Raphaël Glucksmann cherche à les rassurer. Le troisième homme des dernières européennes y défend certains totems de gauche, dont la taxation des plus riches. Cependant, il assume aussi de prendre son risque en se saisissant de l’immigration, pour laquelle il propose une « convention citoyenne » afin de trouver « un consensus » avec les Français.
Selon son entourage, cette première étape est aussi pensée pour prouver sa crédibilité. « C’est le moment de se faire connaître des Français, pose un de ses conseillers. Avant de se demander s’ils sont d’accord avec lui, les gens vont d’abord se demander s’il est taillé pour être président. » Cette période qui s’ouvre doit être parachevée par un meeting aux Docks de Paris, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), le samedi 13 juin. Lui et les siens, réunis au sein du parti Place publique, espèrent rassembler entre 2.000 et 3.000 personnes. « Ce serait une démonstration de force qui pourrait beaucoup jouer pour la suite », estime-ton dans son entourage.