Revalorisation des enseignants, convention citoyenne sur l'immigration… Ce que Raphaël Glucksmann propose dans son nouveau livre
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Raphaël Glucksmann en septembre 2025 à Paris.
Telmo Pinto/NurPhoto via AFP
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Raphaël Glucksmann en septembre 2025 à Paris.
Telmo Pinto/NurPhoto via AFP
Plutôt que de « sauver la République », Raphaël Glucksmann revendique de vouloir « la refonder ». Dans son nouveau livre Nous avons encore envie (Allary Editions) à paraître ce jeudi - et que La Tribune Dimanche a pu consulter -, le député européen dévoile les grandes lignes de son futur programme présidentiel. Parmi les grands thèmes, il défend notamment la nécessité d’une nouvelle réforme des retraites qui prendra davantage en compte la pénibilité.
« L’équité exige que ceux qui ont les carrières les plus hachées et les métiers les plus difficiles puissent partir à la retraite plus tôt », expose-t-il, tandis que « ceux qui ont une espérance de vie en bonne santé plus longue doivent en revanche partir plus tard ». Sans pour autant s’avancer sur l’âge.
Pour équilibrer les comptes publics, Raphaël Glucksmann souhaite également rééquilibrer la taxation. Lui propose que les « retraités aisés, les héritiers fortunés ou les plus hauts patrimoines » soient « appelés à un effort de solidarité ». Par ailleurs, il plaide pour que soit « revalorisé de façon substantielle le salaire des enseignants » alors que, souligne-t-il, la France est « l’une des nations européennes qui traite le plus mal » ses professeurs. Le député européen aimerait aussi faire de la « transformation écologique » une « nouvelle révolution industrielle », dans laquelle l’état retrouverait son « rôle de planificateur ».
Le futur candidat à la présidentielle assume également de s’emparer de certains sujets encore tabous à gauche, dont l’immigration. Il veut mettre en place une « convention citoyenne » sur le sujet pour un débat avec « des citoyens tirés au sort » et « représentatifs » de la société. « Le débat sur l’immigration existe. Structurons-le, cultivons-le. Sans tabou. Je suis convaincu qu’une politique migratoire réaliste et cohérente peut susciter un consensus relatif dans la société », assure-t-il.