Un premier texte transpartisan pour lutter contre les violences sexuelles et sexistes

La députée PS, Céline Thiébault-Martinez.
LTD/ZEUS - ZUMA Press /Vincent Isore

La députée PS, Céline Thiébault-Martinez.
LTD/ZEUS - ZUMA Press /Vincent Isore
C’est une coalition qui réunit huit groupes de l’Assemblée nationale, hors LFI et le RN. Une proposition de loi intégrale pour lutter contre les violences commises à l’encontre des femmes et des enfants sera présentée ce lundi 24 novembre à l’Assemblée nationale, par la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez, à la veille de la journée internationale consacrée au sujet. Elle traduit les 140 propositions formulées par les associations féministes il y a un an.
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C’est la première fois qu’un texte englobe les violences faites aux femmes et aux enfants. Il propose notamment de créer une chaîne judiciaire consacrée aux violences sexuelles et sexistes, avec des tribunaux composés de jurys populaires ; de systématiser la demande de consentement aux femmes lors des épisiotomies ; d’imposer aux plateformes le retrait sous quarante-huit heures de tout contenu intime diffusé sans consentement, ou encore d’instaurer un entretien individuel avec les élèves à l’entrée en maternelle, alors que trois enfants par classe en moyenne sont victimes de violences sexuelles.
La proposition a peu de chances d’être inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, mais les 110 signataires espèrent que le gouvernement en fera un projet de loi.