Football : Valentin Barco, Diego Moreira, Martial Godo… À Strasbourg, la jeunesse fait tourner les têtes

Valentin Barco, Diego Moreira et Martial Godo.
LTD/Nathan Barange/Icon Sport ; FRANCK FIFE/AFP ; Matthieu Mirville/ZUMA via Reuters

Valentin Barco, Diego Moreira et Martial Godo.
LTD/Nathan Barange/Icon Sport ; FRANCK FIFE/AFP ; Matthieu Mirville/ZUMA via Reuters
Depuis qu’il est entré dans la galaxie BlueCo, en 2023, Strasbourg est vu comme un satellite de Chelsea. Où de jeunes joueurs, parfois même un coach (Liam Rosenior), viennent se tanner le cuir avant de rallier Londres sitôt que la conjoncture le commande. Mais un satellite a aussi le droit de toucher des étoiles. Celles du Racing ne gravitent qu’autour de la Ligue Conférence mais racontent une odyssée inédite.
Sans espoir en Ligue 1, le club va s’engager dans la première demi-finale européenne de son histoire – devenant le 13e club français à ce niveau – après avoir renversé les Allemands de Mayence en quart de finale (0-2, 4-0), dans une Meinau en fusion.
Prochain obstacle (aller jeudi, retour le 7 mai) : le Rayo Vallecano, club de la banlieue de Madrid, milieu de tableau de Liga. Pas insurmontable, même s’il faudra être plus consistant que mercredi en demi-finale de Coupe de France (élimination par Nice). Arrivé en janvier sur le banc, l’Anglais Gary O’Neil, qui conduit la plus jeune troupe d’élite en Europe, pourra notamment s’appuyer sur un brelan d’Alsace. Dont il faut profiter, tant les visages juvéniles se succèdent ici à un rythme soutenu.
La star locale des réseaux sociaux : 2,2 millions d’abonnés sur Instagram. Valentin Barco sait mettre en scène sa vie privée, mais surtout à sac la défense adverse avec des passes audacieuses. Prêté par Brighton en février 2025, il a été acquis en juin (10 millions d’euros), surprenant par sa capacité à réguler l’entrejeu, en plus de faire la loi côté gauche. Joueur de l’écurie Jorge Mendes, valorisé 35 millions d’euros par Transfermarkt, il est vu comme le prochain sur la liste de courses de Chelsea. Récemment récompensé d’un but pour sa deuxième sélection, dans le stade de la Bombonera, celui de ses tendres années avec Boca Juniors. Il a la taille (1,70 mètre) moins haute que le verbe : averti pour chambrage, il sera suspendu à l’aller.
Il y a une logique à le voir évoluer dans une capitale de l’Europe. Né à Liège d’une mère aux origines allemandes et d’un père international pour la Guinée-Bissau, passé par les équipes de jeunes du Portugal, avant d’opter pour les Diables Rouges, Diego Moreira ne connaît pas les frontières, pas plus que ses limites. Son passage à Lyon – prêté par Chelsea entre septembre 2023 et janvier 2024 – a été bref et sans relief. Même si Pierre Sage, alors entraîneur de l’OL, avait décelé un truc : « Si on avait eu le temps de le faire travailler, la tournure aurait pu être la même qu’à Strasbourg. » Où il abat une à une les réticences. Latéral gauche convaincant sous Liam Rosenior, il brille en ailier droit avec Gary O’Neil, qui le voit aller « très haut ». Un piston très pisté.
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On ignore le rapport de ses parents à la littérature, mais ce qu’on sait, c’est que Becket Fabrice-Martial Godo n’était pas attendu à ce niveau. À sa majorité, le Londonien, snobé par les centres de formation d’élite, évoluait encore en 7e division anglaise (Margate), au fin fond du Kent. Fulham lui a donné sa chance avant que le Racing ne flaire le potentiel de ce joueur de déséquilibre, l’engageant au dernier jour du mercato contre 7 millions d’euros. Il sait déjà que l’investissement sera rentable. Bien qu’irrégulier dans la finition, Godo a été cette saison buteur à 14 reprises, et six fois passeur. Ajoutant une unité dans chaque catégorie pour ses débuts, fin mars, avec la Côte d’Ivoire, pays de ses racines familiales.