RunMotion Coach, cette application qui fait courir la France
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L'application RunMotion Coach sera en vogue au marathon de Paris, ce dimanche.
LTD/RunMotion Coach
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L'application RunMotion Coach sera en vogue au marathon de Paris, ce dimanche.
LTD/RunMotion Coach
Ils se prénomment Philippe, Joy et Socrate. Le premier assume un tempérament autoritaire, la deuxième vante un état d’esprit positif, le troisième, sans surprise, se dit philosophe. À eux trois, ils ont guidé dans leur préparation 4.542 des quelque 55.000 participants au marathon de Paris, dimanche prochain. Ce sont les coachs virtuels proposés par RunMotion.
Dans les pelotons, rares sont les coureurs qui ne connaissent pas cette application française. Depuis sa création en 2018, elle a été téléchargée 1,2 million de fois. À l’époque, elle comptait parmi les pionnières dans un paysage dominé par les applis de « tracking », qui se contentent de mesurer la vitesse et les distances parcourues.
Elle compte aujourd’hui 100.000 utilisateurs actifs, heureux de bénéficier gratuitement d’un plan d’entraînement glissé dans leur téléphone et leur montre GPS. 20 % d’entre eux ont choisi sa version payante (de 14,99 euros par mois à 89,99 par an), proportion qui monte à 33 % pour ceux inscrits au marathon de Paris.
Tous les profils sont représentés, à l’exception des coureurs élite. Avant de s’élancer dimanche prochain, les élèves de Philippe, Joy et Socrate se seront entraînés en moyenne quatorze semaines, à raison de 3,8 séances hebdomadaires. Temps moyen visé : 3 h 52. En 2024, son utilisateur le plus performant avait bouclé les 42,195 kilomètres parisiens en 2 h 25, le plus lent en un peu plus de 6 heures. Globalement, un utilisateur de l’appli avait couvert la distance en dix minutes de moins que les autres.
Plus gros acteur français aux côtés de Campus Coach, RunMotion doit sa réussite à deux frères jumeaux qui ont grandi à Annemasse avant de s’installer à Chambéry. Romain et Guillaume Adam ont 36 ans. « On a eu l’idée en préparant une compétition avec un coach qui nous guidait sur WhatsApp, raconte Romain. On s’est dit qu’on allait créer un WhatsApp des coureurs avec un bot capable d’interagir de façon personnalisée. »
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