Ce n’est plus un engouement, c’est une ruée. Et les organisateurs du marathon du Beaujolais ne l’ont pas vu venir malgré 20 années d’expérience. Ce week-end, ils devront materner 33.000 coureurs, disséminés dans les huit formats de leur événement, dont trois trails. C’est 5.500 de plus qu’en 2024. Un record d’une ampleur inattendue. Quoique. Partout la pratique explose. Quantité de courses moins réputées que le légendaire marathon de Paris ou le trail nocturne SaintéLyon, disputé ce dimanche 23 novembre, vivent un âge d’or dans le pays.
Le Montpellier Run Festival est passé de 6.000 à 15.000 coureurs en trois ans. Institution locale vieille de 40 ans, le marathon de Reims accueillait 11.500 coureurs en 2022. Les 11 et 12 octobre, ils étaient deux fois plus à boucler la distance reine, les trois autres courses sur route ou l’un des quatre trails, dont un de 87 kilomètres.
Même le maire, Arnaud Robinet, et son adjoint délégué à la ville active et sportive, Raphaël Blanchard, ont joué le jeu, baskets aux pieds. Le premier sur 10 kilomètres, le second sur le semi-marathon. « Le lendemain, rapporte Raphaël Blanchard, il y avait autant de coureurs sur les parcours pour s’entraîner et continuer à profiter de l’événement, même terminé. Il y a encore cinq ans, ça n’existait pas, et je crois que ce n’est pas propre à Reims. »
Moins installées dans le calendrier local, d’autres courses se créent ou se relancent pour embrasser cette dynamique. Sur route ou en pleine nature, on dénombre 7.149 compétitions organisées en France en 2024, soit 137 par semaine. Une hausse de 11,7 % en un an. Disparu en 2018, le marathon de la Ville rose, désormais nommé Toulouse métropole run expérience, a ainsi été ressuscité en 2024. « La course à pied est un tel phénomène de société qu’organiser un marathon devenait nécessaire pour la troisième ville de France », justifie Jonnhy Duval, conseiller municipal délégué à l’événementiel.