Le fils et le gendre de l'entraîneur italien font partie du staff « auriverde ». La Seleção affronte la France jeudi aux États-Unis, à quelques mois de la Coupe du monde 2026.Il n’était pas parti bien loin mais il est revenu tout près. Trois mois après la fin de sa première aventure en tant que numéro un, à Botafogo, un des quatre grands clubs de Rio, Davide Ancelotti a réintégré son poste d’adjoint de son père au sein de l’équipe du Brésil pour les deux matchs de la tournée aux États-Unis, à commencer par celui contre la France jeudi à Foxborough – et sans doute plus si affinités.
Il avait quitté la Seleção en juillet après seulement deux matchs pour rejoindre le club broyeur de coachs, détenu par John Textor. Qui, malgré un bilan honnête (15 victoires, 10 matchs nuls et 8 défaites), l’a remercié. Il a ainsi repris le fil d’une carrière calée sur celle du paternel, qui l’a mené du PSG, en 2012 à 22 ans, en tant que préparateur physique à un poste de numéro deux au Real Madrid.
Évidemment, les soupçons de népotisme ont affleuré mais les résultats ont suivi. Quintuple vainqueur de la Ligue des champions (sans compter deux autres en tant que joueur), Carlo Ancelotti a proposé à son fils de le seconder début 2017, lorsqu’il coachait le Bayern Munich et que son adjoint Paul Clement avait reçu une offre de Swansea.
Régime méditerranéen
À 27 ans, Davide s’était ainsi retrouvé à diriger des stars plus âgées que lui, parmi lesquelles Franck Ribéry. En Bavière, l’ex-entraîneur du PSG a aussi commencé à donner des responsabilités à Mino Fulco, en tant que nutritionniste. Celui-ci n’est autre que son gendre – depuis douze ans, il est marié à sa fille Katia, avec qui il a trois enfants. À 40 ans, cet adepte du régime méditerranéen mais pas de la dictature alimentaire est désormais un des adjoints de la Seleção, responsable de la performance, chargé d’harmoniser la préparation physique avec les calendriers.