Le Français Grégory Bodo et l’Espagnol Santiago Varela sont les architectes des parcours du Saut Hermès ce week-end au Grand Palais. Nous les avons suivis.Sous la verrière du Grand Palais, la piste sablonneuse se remplit d’un coup. Il est 9h30, moins de deux heures avant la première épreuve du Saut Hermès, et les élèves du lycée agricole de Saint-Flour (Cantal) accourent pour poser les barres à même le sol, selon des instructions millimétrées. Santiago Varela et Grégory Bodo sortent de leur poste d’observation au pied des gradins éphémères pour donner vie à ce qu’ils ont couché sur plan.
Les deux hommes sont les chefs de piste des trois jours de compétition, chacun étant responsable à tour de rôle des neuf épreuves. Comme pour le Grand Prix Hermès CSI 5* ce samedi, clou du spectacle, c’est l’Espagnol qui est numéro 1 vendredi matin, le Français l’épaulant. Buste en avant, visage fermé et mètre pliant en bois dans la poche arrière, il arpente la piste à grands pas saccadés. Repousse de quelques centimètres les obstacles au sol. Refait les trajectoires que vont emprunter les cavaliers et leur monture. Ajuste. Réajuste. Râle.
« Attention les barres, hein ! » Rien n’est laissé au hasard. Les chandeliers (supports) et les fleurs débarquent en SUV pour donner du relief et de la couleur. La joyeuse fourmilière propose un ballet rodé pendant une heure – moins pour les épreuves suivantes. Avant la reconnaissance, à pied, des concurrents, une autre étrange chorégraphie.
« Si une pièce est mal écrite… »