Paris a remporté sa deuxième Ligue des champions d’affilée en battant Arsenal (1-1, 4 tirs au but à 3). Un exploit qui dépasse les frontières et le fait entrer dans la grande Histoire.Ce devait être un sacre au grand jour et il a fallu que la nuit enveloppe Budapest pour que le PSG entre dans la légende. Au bout du bout d’une finale âpre, mal emmanchée, un long combat contre le destin contraire, dans une opposition de style qu’Arsenal a cherché, et a trouvé, parce que c’était sans doute sa seule manière d’y arriver.
Les Gunners auraient pu réussir leur coup si l’arbitre allemand ne s’était pas abstenu de siffler une intervention très limite de Mendes sur Madueke dans la surface en prolongations. Mais c’est leur meilleur joueur, Gabriel, qui a offert le titre au PSG en envoyant le cinquième tir au but dans la tribune parisienne, qui a littéralement pris feu. Un souffle démentiel. La Puskás Aréna s’est fissurée en deux, entre le paradis des uns et l’enfer des autres, qui attendront encore avant d’arriver à régner sur l’Europe.
Le club de la capitale est sorti d’un traquenard pour aller cueillir sa deuxième coupe aux grandes oreilles. L’exact opposé de la promenade contre l’Inter Milan il y a un an (5-0). Il a fini sur les rotules avec Ramos, Beraldo et Zabarnyi sur le terrain. Il n’a pas montré son plus beau visage, loin de là, mais il a tout de même gagné aux points. Le champion reste champion, et ce n’est pas rien.
C’est même monumental après avoir autant ramé. Il va sérieusement falloir songer à ériger une statue de Luis Enrique. En trois ans, l’Asturien a fait basculer le PSG dans un autre monde. Le club sera toujours clivant, en raison de son propriétaire, de son président multi-casquettes, des moyens économiques mis en œuvre et parce que c’est Paris. Mais son équipe, elle, met tout le monde d’accord : elle régale au-delà de sa zone d’achalandage en temps normal et sait désormais triompher dans la douleur.