PSG : Au Parc des Princes, le doute puis la fête

Les fans du PSG célèbrent la victoire des Parisiens à Budapest, depuis le Parc des Princes.
LTD/APT/REUTERS/Benoit Tessier

Les fans du PSG célèbrent la victoire des Parisiens à Budapest, depuis le Parc des Princes.
LTD/APT/REUTERS/Benoit Tessier
Et le Parc des Princes chavira de bonheur. À bout de souffle, comme leur équipe, environ 48.000 inconditionnels du Paris Saint-Germain ont assisté, samedi 30 mai, depuis le Parc des Princes au deuxième sacre européen de leur club de cœur, à l’issue d’un match irrespirable contre les Anglais d’Arsenal. « Le deuxième plus beau jour de ma vie après la finale de 2025 », assure l’un d’eux, Antoine, les larmes aux yeux après l’ultime tir au but. Tout près de lui, Jasmine et Nolan sautent de joie : « C’est encore plus fort ! Faire le back to back, c’est indescriptible ! »
Pour l’occasion, le club avait vu les choses en grand. Une heure avant le coup d’envoi, le stade déjà très rempli entonnait des chants à la gloire des Parisiens. Bien aidé dans cette tâche par une ribambelle de rappeurs invités à se produire en avant-match. « Les planètes sont alignées, affirme même Moussa, un grand gaillard vivant dans l’Oise et habitué du Parc des Princes, qui affiche dans son dos le nom et le numéro 10 du Ballon d’or français Ousmane Dembélé. Ça va être encore mieux que l’année dernière. »
« On va mettre la meilleure ambiance possible », promettait de son côté Gabriel, 9 ans, venu de Lille pour l’occasion avec son père Jean-Baptiste, supporter depuis son enfance. Un vœu exaucé… avant que l’ouverture du score précoce d’Arsenal ne refroidisse l’atmosphère. Douché d’entrée, le Parc s’est tu pour le reste de la première mi-temps. « Pas de mot », « Tellement frustrant »,entendait-on dans les coursives à la pause. « C’est quand même une belle ambiance », relativise alors Anne-Laure, fan du Portugais João Neves.
Tout, ou presque, bascule à la 62e minute. Si longtemps crispé, le stade explose lorsque l’arbitre accorde un penalty aux Parisiens. L’égalisation est fêtée bruyamment, fumigènes à l’appui un peu partout dans les tribunes. La foule entonne son désormais traditionnel « Tous ensemble on chantera », et le soulagement se lit sur les visages.
Clapping et drapeaux rouge et bleu accompagnent la remise en jeu du club britannique. « Et Ousmane Ballon d’or », hurle le stade, un refrain si souvent repris l’an passé lors du premier sacre européen.
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Écharpes autour du cou, Siwar et son petit frère Haron exultent. Eux découvrent pour la première fois l’enceinte parisienne. « On a vu l’ambiance qu’il y avait l’année dernière et on voulait vivre ça de l’intérieur, racontent-ils.On est servis ! » Pour Ladislas et Arnaud, deux amis âgés d’une vingtaine d’années qui chantent leur admiration à Ousmane Dembélé, cette soirée au Parc des Princes fait office de lot de consolation. « On aurait tellement aimé avoir des places pour vivre le match à Budapest », soupirent d’une voix les compères.
À mesure que les minutes défilent, l’atmosphère se fait de plus en plus étouffante. Le moindre dégagement est accueilli par une pluie d’applaudissements soulagés. Jusqu’à cette séance de penalties que le stade redoutait… Et au verdict, célébré par un vaste spectacle pyrotechnique en tribunes et sur la pelouse.
Une délivrance pour les fans, qui assurent tous y avoir cru jusqu’au bout. « Sinon ça ne sert à rien d’être supporter », sourit Stéphane, fan de longue date en voyant défiler à l’écran les images des joueurs soulevant la coupe.