Le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a rencontré ce vendredi les organisations syndicales d’Erasteel après l’annonce d’un PSE prévoyant 280 suppressions de postes, dont 190 sur le site de Commentry, dans l’Allier. Le groupe métallurgiste veut recentrer ses activités dans un secteur en difficulté.
Ils étaient nombreux à la mi-journée pour défendre leurs emplois dans les rues de Commentry, ancienne cité minière de 6.000 habitants, située dans l’Allier. Les salariés d’Erasteel se sont lancés dans un bras de fer avec leur direction après l’annonce, le 3 novembre dernier, de la suppression de 280 emplois, dont 190 en Auvergne.
Une décision qui a fait l’effet d’une bombe dans un territoire qui a déjà perdu près de 3.000 emplois industriels ces 15 dernières années. Un peu plus tôt dans la matinée, les trois organisations syndicales d’Erasteel Commentry ont rencontré le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, en déplacement dans le département.
« Il y a eu une bonne écoute. Bercy semble avoir pris le dossier en main et nous aurons une réunion de travail dans les prochains jours avec les équipes du ministre à Paris », s’est félicité Dorian Durban, délégué syndical CGT Erasteel à Commentry et secrétaire adjoint du CSE.
Dans l’entourage de Sébastien Martin, on indique que cette rencontre organisée rapidement après l’annonce du PSE marque « un signal fort » et que le ministre restera « vigilant sur ce dossier important ». Bercy qui se dit aussi conscient des grandes difficultés rencontrées par la métallurgie ces dernières années du fait de la concurrence chinoise, de la baisse de la demande et de l’inflation…
Un PSE de 280 emplois
C'est en milieu de semaine, qu'Erasteel a officiellement présenté son PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi). Seuls 47 postes seront conservés sur les 240 que compte le site de Commentry. Les premières mesures d’accompagnement ont été discutées en ouverture des négociations, hier.
La direction du métallurgiste, spécialisé dans la fabrication d’aciers rapides, indique que la procédure va courir jusqu’en avril, date à laquelle les premiers salariés seront licenciés. Cette ancienne filiale d’Eramet, qui appartient depuis 2023 au fonds belge Syntagma Capital, justifie ce plan par la nécessité d’une transformation stratégique, afin de garantir la pérennité de l’entreprise sur le long terme.
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