Après avoir opéré une restructuration de son activité, la société lyonnaise GenOway, qui développe des modèles précliniques génétiquement modifiés, espère renouer avec la croissance cette année. Ce, grâce à l'élargissement de son catalogue de modèles...
Après une année de transformation qui a impacté son résultat net, la biotech lyonnaise GenOway qui développe des modèles précliniques entend renouer avec une croissance à deux chiffres dès cette année en s'appuyant sur son développement à l'international et notamment en Asie.
Habituée à une croissance de 21% en moyenne entre 2019 et 2023, la biotech lyonnaise GenOway, spécialisée dans le développement de modèles précliniques mimant les caractéristiques physiologues humaines, a conclu une année 2025 morose.
Son résultat net a en effet été divisé par deux pour atteindre les 928 000 euros (1,8 million d'euros en 2024) pour un chiffre d'affaires total de 20,9 millions d'euros (-1,1 million d'euros) et un Ebitda de 4,3 millions d'euros (-0,1 million d'euros).
Des résultats qui reflètent la transformation opérée l'an dernier par la société pour mieux répondre aux évolutions du marché et à une concurrence de plus en plus féroce. Parmi eux : Charles River, The Jackson Laboratory, Taconic, Biocytogen, Cyagen, GemPharmatech ou encore Shangaï Model Organisms.
Un changement de stratégie nécessaire
Aujourd'hui, le taux d'échec en phase clinique demeure important en raison d'un manque d'efficacité des données précliniques. « Personne n'est capable de répliquer complètement un patient, quel que soit le modèle préclinique. Tout l'objet est donc de se rapprocher au maximum de sa physiologie », détaille Alexandre Fraichard, fondateur et directeur général de GenOway.
Initialement lancée dans un modèle de service à façon, la société opère un virage en 2019 pour passer à un catalogue de modèles génétiquement modifiés qui nécessite de revoir l'organisation et la stratégie de la société. «Depuis un an, il y a aussi un virage sur l'inflammation qui s'est opéré, ce qui nécessite d'élargir notre catalogue», ajoute le directeur général.
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L'an dernier, la société a étoffé son équipe commercial, de 6 à 12 membres et entend la tripler cette année. Et s'est renforcée sur la data science via une augmentation de capital (7 millions d'euros) qui lui a permis de financer son investissement dans la plateforme OMICS. Elle également repris une partie des activités de Bioaster, liquidé à l'automne dernier.