Plus connu pour ses pansements et ses désinfectants, le groupe dijonais urgo innove sur le marché de la cicatrisation comme en témoigne l'investissement de 60 millions d'euros annoncé vendredi dans la Loire, dans le cadre du sommet Choose France. Une somme qui vient compléter le milliard de financements qu'engagera l'entreprise familiale à l'échelle des 30 dernières années au sein de l'Hexagone.Urgo a choisi le Sommet Choose France dédié aux investissements français sur le territoire, pour annoncer la construction de son cinquième site de production dans l'Hexagone. Un projet évalué à 60 millions d'euros qui doit lui permettre de multiplier par deux son volume de production de bandes de compression d'ici 5 ans (12 millions de bandes par an actuellement). Un produit déjà fabriqué dans son usine historique de Veauche (Loire) à 5 kilomètres de son futur atelier, dont les capacités ont elles même été renforcées ces dernières années.
« Aujourd'hui, ce site arrive à la limite de son expansion », explique Guirec Le Lous, petit-fils du fondateur, qui dirige avec ses deux frères la société créée par son grand-père, pharmacien, en 1958. Pour répondre à une demande croissance, le président d'Urgo Medical a décidé de construction une usine de 35.000 m2 à Andrézieux-Bouthéon, qui devrait créer 200 emplois d'ici dix ans, et 115 indirects.
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Bien moins connus que les pansements, les marchés de la cicatrisation et de la compression, qui ciblent plutôt les établissements de santé, constituent une part essentielle du portefeuille d'Urgo.
« Les produits de cicatrisation et de compression constituent la moitié de notre chiffre d'affaires », révèle-t-il, l'autre moitié correspondant aux produits destinés au grand public (pansement, Mercurochrome, etc). Un segment sur lequel le dijonais entend bien devenir un leader. Ce grâce au caractère innovant de ses produits, d'où l'enveloppe de plus d'un milliard d'euros que le groupe prévoit d'investir entre 2000 et 2030 dans le pays.
Un milliard d'euros, dont deux tiers dans la R&D
Sur ce montant, 650 millions d'euros ont déjà été investis, notamment sur son site de la Côte-d'Or afin de renforcer son centre de R&D qui emploie près de 200 personnes. Au total, l'investissement sur ce seul site devrait monter à 850 millions d'euros, 100 millions d'euros seront fléchés pour ses sites ligériens et 50 millions d'euros équitablement répartis dans le Nord et en Moselle.