En amont du lancement à la rentrée 2026 du "Passeport nucléaire" en Bretagne, des élèves du lycée Coëtlogon de Rennes ont visité l'an passé l'EPR de Flamanville avec des cadres d'EDF.
La relance française du nucléaire civil, avec la construction de six réacteurs EPR2, ouvre de nouvelles opportunités. En Bretagne, une première formation verra le jour à la rentrée 2026 dans un lycée professionnel de Rennes.
La Bretagne n'a plus de centrale nucléaire mais dispose d'un tissu important d’entreprises, sous-traitants et partenaires de l’industrie nucléaire.
Sous l’impulsion de l’Union des Industries et métiers de la métallurgie (UIMM Bretagne) et de Thierry Troesch, le patron de ST Industries (usinage), avec EDF, Orano et des professionnels sur secteur normands, un cluster industriel régional dédié au nucléaire civil a commencé à se former l’an passé.
Mais pour que la trentaine de PME et ETI bretonnes prennent une place durable dans cette filière de plus de 250 000 salariés, qui prévoit de recruter 10 000 personnes par an d’ici à 2035, dont deux tiers de techniciens, former et retenir les talents devient un enjeu clé.
Lors de la Semaine des métiers du nucléaire, coorganisée du 9 au 13 mars par France Travail et l’Université des Métiers du Nucléaire (UNM), le lycée professionnel rennais Coëtlogon a annoncé qu’il devenait le premier établissement breton à déployer le « passeport nucléaire », dont la convention a été signée le 11 mars.
Enjeux énergétiques, maintenance, robotique
Ce programme, créé par l’UNM avec le ministère de l’Éducation nationale, sera mis en place, dès la rentrée 2026, pour une centaine d'élèves formés dans les métiers de l'électricité et des environnements connectés (Melec), dont les étudiants en BTS électrotechnique.
Soutenue par l’Union des Industries et métiers de la métallurgie (UIMM) et par EDF en Bretagne, la future formation offrira aux lycéens des modules d’enseignement spécifiques : enjeux énergétiques et technologiques du secteur, découverte des métiers (sûreté, maintenance, robotique, instrumentation, cybersécurité…), travaux pratiques et technologiques.
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« Le passeport nucléaire s’inscrit dans une dynamique collective réunissant les acteurs de la formation, les entreprises et les industriels du territoireafin d’accompagner la montée en compétences des jeunes », décrit Joëlle Le Rhun, proviseure du lycée Coëtlogon. « Les professeurs auront accès à une plateforme où il y aura des heures de formation ».