La chambre régionale des comptes Pays de la Loire vient de publier un rapport sur la sobriété foncière dans cette région. Ici, le taux d'artificialisation est supérieur à la moyenne nationale.
L’artificialisation s’est accélérée en France au cours des dernières décennies. Sur la période 2011-2020, 24.000 hectares d'espaces naturels, agricoles et forestiers (NAF), soit près de cinq terrains de football par heure, ont été consommés en moyenne chaque année. Et tous les territoires sont concernés.
Pourtant, selon la loi dite « climat et résilience » du 22 août 2021, la consommation d’espaces NAF devra avoir reculé de 50 % d’ici à 2031 par rapport à la période 2011-2020. Elle introduit également une logique de zéro artificialisation nette (ZAN) à l’horizon 2050. En somme, toute artificialisation d’un sol devra être compensée par la renaturation d’un espace artificialisé, sur une surface égale.
Les Pays de la Loire, parmi les mauvais élèves
Mais cet objectif demeure, pour l’heure, hors de portée pour les Pays de la Loire, selon un récent rapport de la chambre régionale des comptes. D'après la CRC, 3.828 kilomètres carrés sont artificialisés dans ce territoire, soit 11,8% de la superficie régionale quand le taux national s’élève à 9,5 %.
Avec la Nouvelle-Aquitaine, l’Auvergne-Rhône-Alpes et l’Occitanie, cette région de l’Ouest fait donc partie de celles qui ont consommé le plus d’espaces NAF sur le territoire métropolitain.
Le taux moyen d’artificialisation atteint même 15% en Loire-Atlantique et 12,6% en Vendée. Une situation qui serait directement liée à la vitalité démographique et économique de ces deux départements, selon la chambre régionale des comptes. « En raison pour partie, d’une évolution des taux de croissance des ménages et des emplois plus dynamiques que la France dans son ensemble, la consommation cumulée d’espaces NAF en région (19 413 hectares sur la période 2011-2020) figure parmi les plus fortes au plan national », explique-t-elle.
Pourtant, selon France Stratégie, près de 4.700 hectares d’espaces NAF (soit 24 % de la consommation totale de 19 413 hectares) auraient pu être économisés au plan régional entre 2011 et 2021.
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