Avec un trafic total de 26,4 millions de tonnes en 2025, le port de Nantes Saint-Nazaire a enregistré une hausse des volumes de 2,6% par rapport à 2024.
En 2025, les flux énergétiques ont représenté près de 69 % du trafic total du port de Saint-Nazaire. Parmi eux, sur fond de guerre en Ukraine, les importations de gaz naturel liquéfié (GNL).
Dans un environnement géopolitique instable et des marchés marqués par de fortes incertitudes, le port de Nantes Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) parvient à maintenir le cap. En 2025, le trafic global a atteint 26,4 millions de tonnes, en progression de 2,6 % par rapport à 2024, selon les données communiquées ce 9 janvier par le Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire. Une performance portée principalement par les flux énergétiques.
L’énergie, pilier du trafic portuaire
Les flux énergétiques représentent à eux seuls près de 69 % du trafic total. Après l’arrêt temporaire d’une unité début 2025, la raffinerie TotalEnergies de Donges retrouve une dynamique plus soutenue : les importations de pétrole brut ont progressé de 4,3 %, à 7,6 millions de tonnes. À l’inverse, les produits raffinés enregistrent un repli, aussi bien à l’import (-40,6%) qu’à l’export (-5%), traduisant un retour à une activité plus normative de l’outil industriel.
Autre fait marquant de l’exercice : la forte reprise des importations de gaz naturel liquéfié, qui bondissent de 31,6 % pour atteindre 6 millions de tonnes, malgré l’interdiction européenne des transbordements de GNL russe et une année perturbée par d’importants travaux de maintenance au terminal méthanier de Montoir-de-Bretagne.
La centrale EDF de Cordemais, quant à elle, a été très peu sollicitée en 2025. Le charbon, désormais marginal, fait l’objet d’exportations progressives (plus de 0,2 million de tonnes) qui se poursuivront jusqu’en 2027.
Des vracs contrastés
Le secteur des vracs présente des visages contrastés selon les filières. Dans l’agroalimentaire, les trafics reflètent les aléas des campagnes agricoles. Pénalisées par une mauvaise récolte 2024-2025 et par une concurrence internationale accrue, les exportations céréalières reculent de 11,7 %, à 0,5 million de tonnes. En revanche, les flux destinés à l’alimentation animale ainsi que les graines et oléagineux continuent de progresser pour atteindre 2,4 millions de tonnes (+ 2,8 %).
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