Le vin sans alcool est en train de devenir une tendance réelle, y compris autour du Val de Loire, portée par des innovations locales et des investissements industriels.Jérôme Cuny, l’organisateur du salon du sans alcool Les Découvertes Parallèles, a le sourire. Et pour cause : la deuxième édition de son événement nantais, qui vient de fermer ses portes, témoigne d'un basculement majeur dans les habitudes de consommation. Alors que la première édition en 2025 faisait figure de « galop d'essai » avec 300 curieux, ce cru 2026 a vu sa fréquentation exploser pour atteindre plus de 1 000 visiteurs sur deux jours. Dans les allées du salon, quinze exposants ont présenté 85 références, confirmant que le « NoLow » (No alcohol, Low alcohol) n’est plus une simple mode éphémère mais un véritable « acte de consommation ».
L'essor des cavistes spécialisés
Le succès du salon nantais s'appuie sur un nouveau maillage de distribution : les cavistes de boissons sans alcool. À l'instar de La Cave Parallèle, ouverte par Jérôme Cuny et située au pied de la grue jaune à Nantes, ces boutiques d'un nouveau genre fleurissent dans les métropoles françaises. Selon les estimations du gérant, on dénombre désormais près de 40 cavistes spécialisés dans le sans alcool sur l'ensemble du territoire national.
Sa boutique affiche quant à elle plus de 500 références, dont 150 rien que pour le vin. « Contrairement aux idées reçues, c'est le vin qui marche le mieux chez nous, devant la bière, tant en termes de curiosité que de chiffre d'affaires », confie Jérôme Cuny.
Depuis la première ouverture en 2003, l’enseigne poursuit son développement en licence de marque. Le caviste 100 % sans alcool a ouvert une septième boutique à Nîmes en novembre 2025. Et, face à l'engouement de ce marché de niche qui représente 3,5 % du marché mondial de l'alcool, le dirigeant passe à la vitesse supérieure. Alors qu'il visait initialement l'ouverture de dix boutiques à l'horizon fin 2027, Jérôme Cuny ambitionne désormais d'atteindre cet objectif dès la fin de l'année 2026. Sa stratégie de développement est claire : mailler le territoire national en ciblant des villes moyennes d'environ 60 000 habitants, à l'instar de Nancy, Perpignan ou Orléans.