Un mois sans ou avec (beaucoup) moins d’alcool, juste après les fêtes. Longtemps perçue comme une contrainte ou une lubie marginale, l’idée, importée en 2020 du « Dry January » anglais par la seule volonté d’associations, s’est ancrée dans la population. Benjamin, 46 ans, tente son premier défi cette année : « J’ai fait la fête avec alcool le 31 décembre, et depuis le 1er janvier, plus rien. »
Ce père de famille a l’habitude de consommer une bière chaque soir en rentrant chez lui, du vin lors de dîners entre amis, et « parfois des alcools plus forts ». « En moyenne, au moins un verre 5 fois par semaine », résume-t-il. C’est une amie qui lui a parlé du Défi de janvier. Il s’est laissé tenter : « J’aime bien l’idée du challenge, de l’expérience. Les premiers jours, j’ai trouvé ça difficile. J’estimais ne pas avoir d’addiction, donc cela m’a vraiment interrogé sur ma consommation et ma dépendance. On se rend compte qu’il y a des habitudes bien ancrées. »
Selon une étude Toluna Harris Interactive, 55 % des Français ont déjà entendu parler du Défi de janvier. Plus marquant encore, un consommateur d’alcool sur deux se dit prêt à tenter l’expérience. Parmi eux, 31 % visent un arrêt total, 19 % une réduction significative, avec la possibilité d’un verre occasionnel. Chez les moins de 35 ans, l’intention grimpe à 72 %.