Le PLF 2026 prévoit une réduction de 54 % des crédits alloués à l’économie sociale et solidaire. Un coup dur porté au secteur notamment dans les Pays de la Loire, selon la chambre régionale de l’économie sociale et solidaire (Cress).
L’Assemblée nationale vient tout juste de reprendre l’examen sur le projet de loi de finances. Et, selon les premières orientations du PLF 2026, l’austérité budgétaire risque de peser lourdement sur le secteur de l’économie social et solidaire. Il prévoit en effet une baisse de 54 % des crédits alloués à l’ESS. Une perspective qui inquiète notamment en Pays de la Loire.
Dans ce contexte particulièrement tendu, la chambre régionale de l’économie sociale et solidaire des Pays de la Loire a exprimé« sa vive inquiétude ». Pour la Cress, ces arbitrages budgétaires constituent un « désengagement injustifiable », dénonce-t-elle.
Cela pourrait entraîner « la suppression de 6.500 emplois dans la région », soit quasiment l’équivalent des effectifs d’Airbus Atlantic près de Nantes, alerte l’organisation. « Mais ce sont aussi de nombreux services aux habitants qui pourraient disparaître dans les crèches, les Ehpad, les écoles de musique ou de danse, les recycleries, les lieux d’accueil pour personnes en situation de handicap, les centres de santé, les centres de loisirs, les structures d’insertion par l’activité économique… » Depuis cette annonce, « l’incompréhension et l’inquiétude sont fortes. »
Les coupes annoncées concernent des programmes liés à la cohésion sociale et à l’accès aux droits fondamentaux : « insertion par l’activité économique, sport, jeunesse et vie associative, aide au développement… », cite la Cress.Autant de services de proximité « qui soutiennent les personnes vulnérables et font vivre les solidarités dans nos territoires ». Par ailleurs, « les efforts d’économies demandés aux collectivités territoriales entraîneront des répercussions indirectes mais tout aussi lourdes sur les entreprises et organisations de l’ESS, sur lesquelles les collectivités s’appuient fortement pour déployer leurs politiques publiques ».
Loin d’être une économie « sous perfusion », l’ESS reçoit moins de soutien de la part de l’État que l’économie conventionnelle : « elle ne perçoit que 7 % des aides aux entreprises, alors qu’elle représente 13,7 % de l’emploi privé. Et 80 % de ces aides permettent de garantir des droits ou d’assurer des services dans le prolongement de l’État », poursuit la Cress.
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