Le marché du stockage de données numériques sur ADN synthétique s’annonce-t-il comme un futur eldorado ? Selon les analystes, il devrait peser 4,2 milliards de dollars d’ici à 2034, contre 96 millions en 2025. Une montée en puissance qui s’explique par le volume colossal de données numériques générées et stockées chaque jour dans le monde. L’an passé, il était estimé à 300 exaoctets, soit l’équivalent d’un siècle d’archives audiovisuelles en Europe toutes les 24 heures. Avec l’explosion de l’intelligence artificielle, le caractère inflationniste de cette masse d’information ne fait aucun doute. L’engorgement des espaces de stockage non plus. C’est là que la promesse du stockage sur ADN, capable d’héberger le volume de données d’un data center dans un seul gramme, sans perte aucune, ni coût écologique aberrant, prend sens. Et corps. « Ce n’est plus de la science-fiction. Des solutions existent à petite échelle. Tout le défi tient désormais dans l’automatisation des procédures d’écriture et de lecture des données », explique Melpomeni Dimopoulou, dirigeante et co-fondatrice de PearCode.