Un mois après la venue d'Emmanuel Macron, les ministre du Travail et du Logement sont venus rassurer les Marseillais sur la mise en œuvre de ce Plan à 5 milliards d'euros.
Un mois jour pour jour après la venue du Président de la République Emmanuel Macron, à Marseille, les ministres du Logement, Vincent Jeanbrun, et du Travail, Jean-Pierre Farandou, ont parcouru la Cité phocéenne, dans un exercice de suivi du Plan Marseille en Grand pas tout à fait présenté ainsi même si l'état d'esprit du déplacement était bien de montrer que oui, Marseille en Grand avance.
Il faut dire que la Cité phocénne, que le chef de l'Etat regarde avec bienveillance et à qui il a octroyé un Plan de 5 milliards d'euros - Plan jamais accordé à une autre ville en France - vit une période particulière, après l'assassinat de Mehdi Kessaci, le frère du militant Amine Kessaci, qui lutte contre le narcotrafic et dans un contexte d'élections municipales qui pourrait bien voir le RN emporter la deuxième ville de France.
Marseille en Grand : ça avance
En venant rencontrer les acteurs du terrain, autour des sujets sensibles que sont les copropriétés dégradées, l'insertion des jeunes et l’emploi dans les quartiers, Vincent Jeanbrun et Jean-Pierre Farandou sont, en quelque sorte, venus dire que Marseille en Grand continue d'avancer.
Car ce Plan de grande envergure, qui adresse les problématiques majeures que sont la sécurité, le logement et les écoles dégradés ou encore l'emploi, n'apparaît pas forcément encore comme très concret pour les habitants.
Il y a un mois, c'était justement l'un des objectifs du déplacement du Président de la République à Marseille. Si Emmanuel Macron poursuivait dans la Cité phocéenne son tour de France des territoires, l'idée était bien de rappeler au passage ce que Marseille en Grand avait déjà permis dont ces 500 caméras installées, les 740 places supplémentaires accordées aux Baumettes, le désenclavement des quartiers nord avec Bus à Haut Niveau de Service et extension du tramway.
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La venue du ministre du Logement dans la Cité phocéenne c'est redire que sur l'habitat insalubre, si le temps nécessaire pour entamer les opérations de réhabilitation imaginées, est long, bien trop long au yeux des Marseillais, les 650 millions d'euros promis sur 10 ans, seront bien affectés à cet enjeu majeur pour la ville et surtout ces habitants. Rassurer la population est nécessaire, le logement insalubre demeurant une réelle problématique qui, après l'effondrement de la Rue d'Aubagne et quatre après le lancement de Marseille en Grand, ne trouve pas de réelle amélioration concrète.