Sara Balzer, double médaillée d’argent olympique d'escrime : « J’ai appris à vendre mon histoire »
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Sara Balzer, le 30 juillet à Tbilisi.
LTD/Tamuna Kulumbegashvili
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Au Grand Prix d’Orléans du 4 au 6 décembre, Sara Balzer va retrouver le public français au bout d’une année où la sabreuse alsacienne, 30 ans, a ramené l’or mondial et européen par équipes. Mais attention à ne pas lui suggérer que cela en fait un meilleur cru que 2024, année d’une médaille d’argent individuelle aux Jeux olympiques de Paris (après l’argent par équipes à Tokyo en 2021). Celle qui est l’une des sportives françaises les plus populaires sur les réseaux sociaux nous a fait les gros yeux.
LA TRIBUNE DIMANCHE – Vous ne diriez pas que 2025 a été une année plus aboutie que 2024 ?
SARA BALZER – Non ! Dans notre sport, une médaille olympique vaut plus qu’un titre mondial ou européen. Ça n’enlève rien à la bonne saison qui se termine, d’autant que j’ai repris un peu tard. Je suis donc très contente de mes résultats. Les performances valident tout ce qu’on a mis en place à l’entraînement. Ces derniers mois ont eu moins de retentissement, mais ce n’était pas un objectif. Et puis ça paraissait évident après l’ampleur des JO.
Ceux de Los Angeles occupent-ils déjà vos pensées ?
Oui et non. Je viserai clairement l’or en 2028, mais j’ai besoin d’objectifs à plus court terme. Il y a des étapes à respecter et de belles médailles à gagner. Ce sera le cas à Orléans, où toutes mes adversaires seront présentes.
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Seul le judo a ramené plus de médailles que l’escrime et la natation. Votre sport a-t-il conquis de nouveaux publics ?
Je pense que oui. On constate un pic de notoriété et de licenciés tous les quatre ans. L’enjeu est de surfer sur la vague pour éviter que le pic retombe après un an ou deux. La fédération doit proposer des choses pour continuer de nous mettre en avant. De notre côté, nous captons un public friand de nos publications sur les réseaux sociaux. Nous sommes nombreux à être très suivis. En tout cas, je le suis nettement plus qu’avant.
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