Positionnée sur les secteurs à forte exigence de la défense, du médical ou de l’énergie, l’entreprise héraultaise Omicron réorganise sa chaîne de valeur en élargissant son activité de la fabrication de cartes électroniques à la production de produits finis. L’investissement (2,5 millions d’euros) dans un nouvel atelier va lui permettre de doubler sa capacité de production afin de répondre à la demande croissante des acteurs de la défense.Sous l’effet des tensions géopolitiques et environnementales, la souveraineté est devenue un levier stratégique pour certaines entreprises. Malgré le climat de rigueur budgétaire, la loi de programmation militaire (LPM) pour 2024-2030 devrait atteindre, en 2026, 57,1 milliards d’euros, soit une hausse de 6,7 milliards d’euros par rapport à 2025. Le budget augmente, les défis aussi et les industriels sont « invités » à accélérer.
En Occitanie, Aerospace Valley, le pôle de compétitivité européen de la filière aérospatiale, vient de labelliser le projet DIAM (Défense Innovation Aéronautique Médical) de la PME héraultaise Omicron, spécialisée depuis 1982 dans la fabrication de dispositifs électroniques.
« Notre projet, reconnu pour sa pertinence et son ambition industrielle, va nous permettre de maîtriser des maillons supplémentaires de la supply chain et d’accélérer la cadence en doublant les volumes de manière à pouvoir répondre à la demande croissante et toujours plus exigeante des acteurs de la défense » se félicitent Léonce et Romain Jean, les deux dirigeants d’Omicron.
Un atelier de fabrication déporté
Omicron, qui a réalisé un chiffre d’affaires de 8,5 millions d’euros en 2025 et emploie une cinquantaine de salariés, travaille pour les secteurs de la défense (17 % de son activité), du médical (20 %), de l’énergie (25 %) et d’autres industries. Parmi sa cinquantaine de clients, des acteurs de poids tels Thales, Ineo Defense, General Electric, Alstom, DMS et plus récemment Nexter (véhicules blindés) ou encore Exail (systèmes de navigation et drones sous-marins).
Pour sécuriser le marché de la défense et absorber des flux en hausse, la PME s’apprête à investir 2,5 millions d’euros dans un bâtiment de production (1 000 m2) situé à Sauteyrargues, commune voisine de Claret où se trouve son siège social.