Salesforce mise tout sur Slack pour sa transition vers l’IA
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Marc Benioff, PDG de Salesforce au 55e World Economic Forum (WEF) de Davos, Suisse.
REUTERS - Yves Herman
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Slack, la messagerie professionnelle aux 50 millions d’utilisateurs actifs quotidiens, devient la pierre angulaire de la nouvelle stratégie de Salesforce. Acquise en 2019 pour 27,7 milliards de dollars par le géant du logiciel de vente, la plateforme est désormais au cœur de ce que Salesforce appelle son ère de l’IA « agentique ».
En amont de sa grand-messe « Dreamforce », organisée à San Francisco du 13 au 16 octobre, l’entreprise a dévoilé quelques nouveautés venant compléter son offre « Agentforce », sa véritable nouveauté de l’an passé. Chez Salesforce, les “agents” sont des sortes d’assistants virtuels dopés à l’IA générative (des modèles semblables à ceux de ChatGPT) partiellement autonomes que les clients peuvent activer pour gérer leur service après-vente, planifier des réunions ou envoyer des e-mails. Cette année, Salesforce lance donc Agentforce 360, une plateforme qui permet d’orchestrer ces différentes IA, mais aussi les salariés, les données et les logiciels de l’entreprise. Et Slack deviendra sur l’interface pour y accéder.
« Slack devient notre OS (le système d’exploitation) de l’agentique, pour que ce soit aussi facile de lancer un agent que d’acheter un livre sur Amazon », a comparé Parker Harris, directeur de la technologie et cofondateur de Salesforce, lors d’un point presse. Car pour le moment, cela ne serait pas toujours le cas. Selon une récente étude du BCG, seuls 13 % des salariés dans le monde déclarent utiliser des agents IA (de tous types de fournisseurs) dans leur quotidien. En septembre, The Information rapportait que les équipes de Salesforce peinaient à vendre ses agents, notamment car ils impliquent un travail de préparation coûteux.
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Le dirigeant a présenté Slack comme l’interface où « les humains et les IA » travailleront ensemble — un narratif que Salesforce pousse jusqu’à imaginer une force de travail mixte. « Les entreprises veulent plus de salariés mais ne peuvent pas toujours recruter : peut-être parce que les talents sont difficiles à trouver, ou par manque de moyens. Mais nous entrons dans un monde où il est possible d’embaucher des IA. » Selon Salesforce, l’IA réalisera 40 % des tâches dans les grandes entreprises d’ici 2029. Marc Benioff, PDG de Salesforce, a récemment avancé que son entreprise aurait elle-même « moins besoin de tête ». Elle se serait séparée de 4 000 postes de relations clients grâce au passage aux agents.