De dinosaure de la tech à géant de l’IA : comment Oracle a su remonter la pente
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Plusieurs cadres d’Oracle à Wall Street, dont la directrice générale, Safra Catz.
BM - REUTERS - BRENDAN MCDERMID
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Plusieurs cadres d’Oracle à Wall Street, dont la directrice générale, Safra Catz.
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Larry Ellison est brièvement devenu l’homme le plus riche du monde. Le patron d’Oracle, aux manettes de l’entreprise depuis près de cinquante ans, a grillé la politesse à Elon Musk grâce à l’envolée du cours de l’action de son entreprise en bourse suite à l’annonce de plusieurs juteux contrats signés dans l’IA. Parmi ces derniers, un accord à 300 milliards de dollars avec OpenAI, pour construire les infrastructures informatiques dont l’entreprise-mère de ChatGPT a besoin pour diffuser sa technologie à davantage de particuliers et de professionnels. Une légère baisse du cours de l’action en fin de journée a toutefois permis à Elon Musk de retrouver la première place.
Née en 1977, Oracle, qui fait partie des barbes grises de la Silicon Valley, n’a pourtant pas toujours été à la pointe de l’innovation. Il y a encore quelques années, la société, spécialisée dans les logiciels de gestion des bases de données, était même en voie de ringardisation, après avoir raté le virage du cloud qu’avaient su prendre ses rivaux Amazon, Microsoft et Google. Mais une stratégie astucieuse lui a permis de remonter la pente.
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Si le siège social d’Oracle est aujourd’hui installé à Austin, au Texas, son aventure commence en 1977, à Santa Clara, au moment où la Silicon Valley commence à décoller. L’informatique d’entreprise est alors en plein essor grâce à la démocratisation du micro-ordinateur. Contrairement aux encombrantes et coûteuses machines des années 1960, ceux-ci permettent aux employés de disposer d’ordinateurs individuels, ouvrant la voie à la numérisation de processus d’entreprise comme le management, la comptabilité et le traitement de texte. Dans ce monde bourgeonnant, Oracle se fait une place en proposant un logiciel de base de données, qui permet aux entreprises de gérer leurs informations numérisées à travers différents postes, de différentes tailles et différentes marques, regroupées sur un seul logiciel.
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