Austin, nouvelle capitale de la tech américaine ?

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Austin, Texas, s'est créée depuis les années 1980 un écosystème tech solide qui prend son envol ces dernières années.
Austin, Texas, s'est créée depuis les années 1980 un écosystème tech solide qui prend son envol ces dernières années. (Crédits : DR)
REPORTAGE. Abordable, dynamique et proposant une certaine douceur de vivre, la capitale texane attire un nombre croissant d'acteurs du numérique. Au point qu'on parle désormais d'elle comme d'une deuxième Silicon Valley.

Chaque année, à l'approche des premiers frimas, des hordes d'oiseaux parcourent le ciel texan. Certains ne font que passer pour gagner les régions tropicales d'Amérique centrale, mais nombreux sont ceux qui passent l'hiver dans le Lone Star State. Plus des deux tiers des espèces observables au Texas sont ainsi des oiseaux migrateurs. Depuis quelques années, Austin, la capitale, accueille des migrants d'un autre type : des entrepreneurs venus du reste des États-Unis et du monde pour concrétiser leurs idées les plus folles et monter leur startup dans ce que beaucoup considèrent comme un nouvel eldorado économique. Mais à la différence de leurs homologues à plumes, eux n'ont pas l'intention de repartir au printemps.

Apple, Amazon, Oracle, Elon Musk : Austin attire les pontes de la Silicon Valley

Depuis le Coronavirus, l'attractivité d'Austin semble s'être encore accrue. En juillet dernier, Elon Musk a annoncé la construction d'une nouvelle Gigafactory (la deuxième sur le territoire américain) en périphérie de la ville, ainsi que d'un projet de tunnel qui sera assuré par The Boring Company. Le milliardaire a lui-même déménagé à Austin, et les rumeurs d'un déplacement du siège social de Tesla de la Silicon Valley vers la capitale texane vont bon train. On évoque également l'ouverture imminente d'une usine SpaceX, l'entreprise recrutant activement des ingénieurs sur place.

En décembre, c'est Oracle qui a annoncé la migration de son siège social vers Austin, où le géant de l'informatique possède un verdoyant campus sur les rives du lac Lady Bird, dans le quartier de Riverside. Les employés peuvent y travailler depuis des terrasses ombragées avec vue sur le lac, faire de l'exercice dans une salle de sport flambant neuf, et disposent d'un « tech bar » pour faire rapidement réparer leurs appareils électroniques.

Amazon, qui investit d'importantes ressources au Texas depuis l'échec de son projet de second siège social à New York, a quant à elle annoncé l'an passé sa volonté de créer 1.700 emplois supplémentaires dans la région d'Austin, où elle compte de nombreux entrepôts. « Tandis que certains états font fuir les entreprises à coups d'impôts élevés et de lourdes régulations, nous continuons de voir une vague de sociétés, dont Oracle, s'installer au Texas grâce à notre climat propice aux affaires, à nos faibles impôts et à la meilleure main d'œuvre du pays », claironne le gouverneur Greg Abbott.

Car les géants des nouvelles technologies n'ont pas attendu la pandémie pour s'intéresser à Austin. En 2019, Apple a annoncé la construction d'un nouveau campus sur place, dans lequel l'entreprise à la pomme entend dépenser un milliard de dollars. Facebook et Google possèdent quant à eux des bureaux dans le centre-ville d'Austin. Plusieurs investisseurs historiques de la Silicon Valley ont également récemment posé leurs valises dans la capitale texane : Jim Breyer et Joe Lonsdale y ont ainsi déménagé leurs fonds respectifs, Breyer Capital et 8VC. « Silicon Hills » : c'est ainsi que l'on surnomme désormais l'écosystème technologique florissant d'Austin, une référence évidente à sa prétention au titre de nouvelle Silicon Valley.

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[Le géant de la tech Oracle, né dans la Baie de San Francisco, a annoncé en décembre la migration de son siège social vers Austin, et est devenu un symbole de la nouvelle attractivité de la ville].

Vivier de talents et de startups

En effet, la ville ne fait pas qu'attirer des talents de l'extérieur : elle sait aussi en générer. Berceau historique du géant de l'informatique Dell, elle compte aussi des succès plus récents, comme l'application de rencontre Bumble, valorisée à treize milliards de dollars après son entrée en Bourse en février dernier. Mais aussi Everlywell, une startup proposant des tests médicaux pour les particuliers, dont le test Covid à domicile a été en février le premier du genre à être approuvé par la FDA. Ou encore BigCommerce, une plateforme de commerce en ligne qui a prospéré depuis la pandémie et réalisé une excellente entrée en bourse en août dernier. Citons aussi Strangeworks, qui développe un logiciel permettant à chacun de se familiariser avec l'informatique quantique. La liste est encore très longue, preuve d'un écosystème local florissant.

Au point de rivaliser avec la Silicon Valley, berceau historique (et jusqu'à peu incontesté) de l'industrie américaine des nouvelles technologies ? En se baladant dans les vastes allées du centre-ville d'Austin, à l'ombre des grands chênes aux branches torsadées typiques du Sud des États-Unis et au son des accords de country qui valsent dans l'atmosphère, on a davantage la sensation de se trouver dans une ville de province que dans la nouvelle capitale économique de la première puissance mondiale. Le centre-ville est vite parcouru, on respire plutôt la douce langueur méridionale que la ferveur des affaires, et on compte encore davantage de bars et de salles de concert que de gratte-ciels.

Une ville en transformation rapide

Le dynamisme est pourtant perceptible : partout, des ouvriers du bâtiment s'activent, des bétonneuses travaillent et les squelettes d'imposants immeubles en construction se dressent sous le ciel azur. Les camions de déménagement prolifèrent comme des champignons alors que les arrivants viennent prendre possession de leur nouveau domicile « Tout ce lotissement n'existait pas lorsque je suis arrivée dans le quartier, il est sorti de terre au cours des dernières années », témoigne Sarah, texane installée à Austin depuis les années 1980, tout en désignant de la main un groupement d'habitations aux murs de briques rouges rappelant l'Europe du Nord. Selon elle, la ville ne cesse de changer de visage à mesure que les entrepreneurs débarquent dans ce qui s'apparente à une nouvelle conquête du Far West.

« Si vous voulez vivre dans le futur et construire l'économie de demain, vous êtes au bon endroit », martèle Patrick McKenna. Ce serial entrepreneur, en short et chemisette, a quitté San Francisco il y a deux ans pour continuer l'aventure à Austin. Sans regret, bien au contraire :

« Je me trouvais dans la Silicon Valley depuis plus de quinze ans. A mon arrivée, au début des années 2000, il était évident que c'était là où il fallait être. Il y soufflait un vent de créativité incroyable. Mais depuis, la région est devenue beaucoup plus régulée, beaucoup plus chère, plus institutionnelle, dominée par les grandes entreprises et moins ouverte aux nouveaux entrepreneurs", raconte-t-il.

Et de poursuivre : "J'ai donc décidé de faire mes valises, et au moment de choisir ma destination, je me suis demandé quelle ville aujourd'hui ressemblait à San Francisco dans les années 2000. Après avoir étudié plusieurs options, mon choix s'est arrêté sur Austin. Entre la vie musicale et culturelle très riches, l'afflux d'entrepreneurs qui ont soif d'innovation, la main-d'œuvre abondante et qualifiée, le climat très agréable et le coût de la vie qui demeure raisonnable, la ville possède incontestablement quelque chose de très spécial », développe-t-il en picorant dans son acai bowl.

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Une culture de la tech héritée des années 1970

Si la couverture médiatique donne parfois l'impression que l'écosystème technologique d'Austin a surgi du néant telle une Vénus anadyomène au cours des dernières années, l'idylle entre la ville et l'industrie des nouvelles technologies ne date pourtant pas d'hier. Dès les années 1970/1980, plusieurs fabricants de puces électroniques viennent s'installer dans la région : la Microelectronics and Computer Technology Corporation (MCC), Sematech, Silicon Labs, Texas Instruments ou encore IBM y implantent des activités de production et de recherche et développement, attirés notamment par le faible coût du terrain et l'énergie bon marché. « L'électricité est très peu chère au Texas, ce qui a historiquement incité les fabricants de semiconducteurs à s'implanter ici. Samsung produit 25% de ses puces américaines dans la région. Il y a des usines de semiconducteurs à travers tout le Texas », raconte Patrick McKenna.

Ce déploiement entraîne par la suite une intégration verticale à travers le développement d'une industrie du logiciel. « Les puces électroniques ne sont rien sans support logiciel, il était donc tout naturel que l'industrie évolue dans cette direction », précise Jay Boisseau, fondateur de l'Austin Forum on Technology & Society, qui organise des échanges et rencontres autour des nouvelles technologies à Austin. « Des entreprises comme Tivoli Systems, plus tard rachetée par IBM, ont commencé à développer des environnements logiciels. On a également vu apparaître des concepteurs de jeux vidéo, comme le studio Origin », se remémore-t-il.

Durant les années 1990, plusieurs entrepreneurs locaux font fortune avec l'essor d'Internet, et utilisent ensuite leurs ressources financières pour investir dans les startups locales. C'est ainsi un cercle vertueux qui se met en place, selon Angelos Angelou, consultant économique indépendant basé à Austin.

« Dans les années 1990, Austin comptait plus de 2.000 millionnaires qui étaient devenus riches grâce à la hausse du cours de leurs actions Dell. Ces "Dellionnaires", comme on les a surnommés, ont investi à tour de bras dans l'écosystème technologique local et largement contribué à son développement, car Austin manquait alors de capacités d'investissement. » Parmi ceux-ci, on compte notamment Mort Topfer, vice-président de Dell de 1994 à 2002 et fondateur du fonds Castletop Capital, ou encore Bruce Ezell, cofondateur de Techxas Ventures.

Face à l'afflux d'argent et à la multiplication des startups, des incubateurs commencent également à se mettre en place, dont un premier à l'université du Texas, en 1989, suivi 20 ans plus tard de Capital Factory, désormais le principal incubateur de la ville. « Capital Factory a joué un rôle déterminant pour soutenir la culture de l'entrepreneuriat local, en démontrant aux jeunes entrepreneurs qu'il était possible de tester de nouvelles idées et de les mettre rapidement à exécution pour créer des géants du numérique », affirme Jay Boisseau. Des organismes venus d'ailleurs ouvrent également des bureaux à Austin, comme MassChallenge, un incubateur de Boston qui possède une branche sur place depuis 2017.

De même, outre les argentiers locaux, Austin reçoit également des fonds de la part d'investisseurs du reste de l'Amérique et du monde, qui tournent leur regard vers de nouveaux horizons. « La Californie rassemble plus de la moitié des fonds investis par le capital-risque, mais la Silicon Valley arrive aujourd'hui à saturation, tant cet écosystème est compétitif. À mesure que l'économie mondiale croît et que de nouveaux individus prospères cherchent où investir leur argent, ils partent en quête de nouveaux viviers de talents, et le Texas, et en particulier Austin, leur semble prometteur », analyse William Hurley, fondateur de Strangeworks et cofondateur d'Ecliptic Capital, un fonds d'investissement basé à Austin.

L'étoile brillante du Texas

Car derrière Austin, c'est aussi le Texas qui attire. Deuxième économie des États-Unis (derrière la Californie) et neuvième au monde, le Texas compte quatre des villes américaines les plus peuplées (Austin, Houston, Dallas et San Antonio). Surtout, il peut se vanter d'un puissant dynamisme : il a créé 288.900 emplois et attiré 450.000 nouveaux habitants en 2020, plus qu'aucun autre état américain. Le Lone Star State jouit également d'une image « business friendly » qui lui vaut les faveurs de nombreux entrepreneurs et investisseurs, qui jugent la Californie trop taxée, trop régulée ou encore trop sectaire idéologiquement.

Annonçant son départ de la Silicon Valley dans une tribune parue en novembre dernier sur le Wall Street Journal, Joe Lonsdale, du fonds 8VC, fustige ainsi pêle-mêle les problèmes de délinquance de San Francisco, les dysfonctionnements de la municipalité et l'intolérance politique croissante de la région. Les déconvenues d'Elon Musk avec les autorités californiennes ont également joué un rôle dans son expatriation : en mai dernier, le milliardaire a ainsi rouvert son usine de production alors que les mesures mises en place pour lutter contre le Coronavirus l'obligeaient à la maintenir fermée, ce qui a généré un bras de fer avec les pouvoirs publics et un procès (abandonné en cours de route) intenté par Musk contre le comté où se trouve la Gigafactory. Après cet accrochage, le milliardaire a twitté son intention de déplacer le centre de gravité de Tesla vers le Texas ou le Nevada.

Comme l'illustrent ses déclarations faisant suite à la relocalisation du siège social d'Oracle à Austin, le gouverneur du Texas, Greg Abbott, entend jouer à fond sur cette image d'un état qui promeut le laissez-faire et facilite l'existence des entrepreneurs. En 2019, une enquête menée par l'entreprise de conseil financier WalletHub classait le Texas meilleur état de l'union pour faire des affaires, vantant la faiblesse des impôts, la présence de nombreux travailleurs qualifiés et la simplicité des démarches administratives nécessaires pour monter une petite entreprise.

« Plusieurs programmes étatiques permettent aux entreprises qui investissent sur place d'obtenir des aides financières, et de nombreuses juridictions locales accordent des réductions, voire des exonérations de l'impôt foncier. Pour une grosse entreprise à forte intensité capitalistique, cela peut représenter des centaines de millions de dollars d'économies. La plupart des municipalités texanes sont promptes à valider de nouveaux projets de construction. Enfin, le Texas ne taxe pas les revenus individuels, ce qui va permettre à Elon Musk d'économiser 28 milliards de dollars, qu'il versait auparavant à l'état de Californie », résume Angelos Angelou.

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Des limites du « laissez-faire »

Le « laissez-faire » texan a toutefois aussi ses inconvénients, comme l'a illustré la récente tempête arctique qui a frappé le Lone Star State en février. La grille énergétique n'a pas résisté au choc, laissant des millions de foyers sans électricité plusieurs jours durant, tandis que d'autres voyaient leur facture atteindre des sommes mirobolantes. Un sévère camouflet pour cet état qui se pose en phare de la modernité américaine. Or, ce fiasco est notamment imputable à la dérégulation du marché de l'énergie et au refus du gouvernement d'intervenir en prévision de la tempête, les autorités ayant préféré laisser le soin aux entreprises privées de (mal) s'en charger.

Et tout comme la Californie avant lui, le Texas, s'il se pose en champion du capitalisme entrepreneurial et de l'initiative privée, bénéficie également de programmes gouvernementaux qui viennent renforcer son positionnement sur les nouvelles technologies. En 2018, l'armée américaine a ainsi choisi Austin pour implanter l'Army Future Command, un laboratoire d'innovation visant à moderniser l'armée via les nouvelles technologies. « Une aubaine pour la ville d'Austin. De nombreux entrepreneurs locaux ont d'ores et déjà bénéficié de l'intérêt de l'armée pour leurs solutions », commente Leigh Christie, vice-présidente des technologies et de l'innovation au sein de la Chambre de commerce et d'industrie d'Austin.

Outre les startups, le programme bénéficie également aux universités locales. L'Austin Community College a ainsi été choisie pour aider l'armée à mettre en place des solutions logicielles pour résoudre des problèmes militaires. Elle n'est pas la première université à s'attirer les faveurs de l'armée. En 2017, l'Université du Texas avait déjà conclu le contrat le plus lucratif de son histoire avec l'U.S. Navy, plus d'un milliard de dollars pour le développement d'un nouveau sonar.

Austin la bohème... comme San Francisco avant

Les universités, justement, et les nombreux talents qu'elles déversent chaque année sur le marché du travail, constituent un autre gros point fort pour Austin. « L'Université du Texas forme d'excellents ingénieurs, la plupart restant ensuite sur place pour trouver un travail. Citons également l'université St Edward, dont le programme entrepreneurial est très réputé » affirme Amber Gunst, directrice générale de l'Austin Technology Council, une organisation à but non lucratif qui vise à soutenir l'industrie locale des nouvelles technologies.

« Si l'on dessine un radius de 100 miles autour d'Austin, on compte pas moins de 400 000 étudiants, c'est unique à l'échelle du pays. L'Université A&M du Texas, située à l'est d'Austin, compte le plus grand programme d'ingénierie civile des États-Unis », précise Angelos Angelou. Ces étudiants viennent également grossir les rangs d'une population plutôt jeune, bohème et progressiste — Austin est un îlot démocrate au sein d'un Texas majoritairement républicain.

Dans un scenario qui n'est pas sans rappeler celui de San Francisco, c'est sur cette population de musiciens et d'artistes qu'est progressivement venue s'implanter l'industrie des nouvelles technologies. « Le fait qu'Austin soit doté d'un certain art de vivre et d'une population ouverte et créative a incontestablement participé de son attractivité pour les jeunes ingénieurs », note Jay Boisseau. À cet égard, l'histoire de South By Southwest, la conférence géante pour laquelle nombre de voyageurs internationaux se sont rendus pour la première fois à Austin, est éloquente. Démarrée comme un festival de musique à la fin des années 1980, elle est progressivement devenue bien plus que cela, traitant des arts en général et désormais des nouvelles technologies. Elle est depuis devenue l'une des principales conférences tech au monde, avec le CES de Las Vegas et le Web Summit.

« Vous prenez une ville où il fait bon vivre, une offre musicale et culturelle dynamique, des universités de haut niveau, et une industrie des nouvelles technologies qui vient se greffer par-dessus, et vous obtenez la recette du succès d'Austin », résume Patrick McKenna.

Moins rivale que complémentaire de la Silicon Valley

Ainsi, en parcourant de nouveau le centre-ville au crépuscule, on réalise que cet air de nonchalance et d'hédonisme, loin d'être un démenti au dynamisme économique d'Austin, pourrait bien être son moteur principal. De la vieille dame élégante à l'accent sudiste qui nous appelle « baby » en nous rendant la monnaie aux innombrables bars en plein air où l'on peut écouter tout type de musique, en passant par la promenade verdoyante le long de la rivière Colorado, autant de charmes qui attirent les entrepreneurs dans cette ville où l'on peut à la fois inventer l'avenir et prendre du bon temps.

Avec le risque que la croissance économique ne conduise ce petit coin de paradis à perdre son âme.

« Les parallèles avec San Francisco et la Silicon Valley sont si nombreux que l'on peut craindre un scenario similaire, avec une hausse du coût de la vie susceptible de chasser les artistes et la bohème locale... D'autant que la pandémie a beaucoup bénéficié à l'industrie des nouvelles technologies, mais s'est avérée dévastatrice pour la culture », regrette Jay Boisseau.

Un consensus se dégage en tout cas chez toutes les personnes interrogées : contrairement à ce qu'affirment nombre de titres de presse, Austin n'a nullement vocation à remplacer la Silicon Valley, mais plutôt à constituer un pôle d'excellence dans une économie des nouvelles technologies américaines amenée à se décentraliser. « On voit émerger partout de nouveaux hubs technologiques, Austin, mais aussi Boston, New York, Chicago, Seattle, Miami... Avec des technologies comme l'intelligence artificielle, le spatial et l'informatique quantique, on est en train d'assister à une nouvelle révolution industrielle, et celle-ci ne peut se faire à un seul endroit. Le futur de l'innovation sera distribué », résume William Hurley. Un futur dans lequel Austin compte bien se faire une place au soleil.

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Commentaires
a écrit le 22/03/2021 à 16:14 :
Et la prochaine fois, ils vont migrer vers Pékin ?
Parce que la plupart de leurs bidules sont fabriqués en Chine.
a écrit le 22/03/2021 à 14:36 :
Je travaillais à Austin chez Motorola dans les années 70 quand il y a eu le massacre sur le campus de l'Université. Une ... première ! C'est aussi là que Motorola, IBM et Apple ont lancé l'architecture RISC PowerPC. Mostek y a aussi inventé l'architecture des SRAM's. Voue réinventez la roue ... carrée !
a écrit le 22/03/2021 à 11:01 :
On parle bien de cette ville du Texas qui a connu une vague de froid en janvier contraignant de nombreux habitants, faute d'électricité, à bruler leurs meubles pour se chauffer et à faire fondre la neige pour cuisiner et se laver, et recevant par la suite, cerise sur le gâteau, des factures de consommation électrique de plusieurs milliers de dollars...
a écrit le 22/03/2021 à 9:55 :
Je confirme, cette cite a quelque chose de moins surfait que bcp d'autres villes US. Y ait vecu un an en service commande pour Samsung Industry. Tres bon souvenirs.
a écrit le 22/03/2021 à 9:07 :
vu les prix de la californie...........
a écrit le 22/03/2021 à 8:47 :
Après avoir bousillé la Silicon Valley avec leurs idées à la noix, les progressistes s'attaquent au Texas.
a écrit le 22/03/2021 à 8:20 :
Yen a un qui fait un truc et les autres qui le suivent donc, plutôt décevant comme comportement de la part des nouveaux maîtres du monde, ça sent déjà le vieux ça.

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