OpenAI dépasse les 400 millions d'utilisateurs, une croissance fulgurante
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OpenAI revendique plus de deux millions d'abonnés via leur entreprise, une population qui a plus que doublé depuis septembre.
DADO RUVIC
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OpenAI revendique plus de deux millions d'abonnés via leur entreprise, une population qui a plus que doublé depuis septembre.
DADO RUVIC
Un véritable raz-de-marée. OpenAI a annoncé jeudi à l'AFP compter désormais 400 millions d'utilisateurs, un chiffre en hausse d'un tiers par rapport à décembre.
Interrogé sur la proportion d'utilisateurs souscrivant à une formule payante, un porte-parole a refusé de communiquer ce chiffre. OpenAI revendique cependant plus de deux millions d'abonnés via leur entreprise, une population qui a plus que doublé depuis septembre, selon la société.
Cette annonce intervient alors qu'OpenAI est en pleine transformation : l'organisation, initialement à but non lucratif, veut devenir une société commerciale susceptible de générer des bénéfices pour ses actionnaires. Une évolution à laquelle Elon Musk s'oppose farouchement, au point d'assigner OpenAI en justice, estimant que cette mutation la détourne de sa mission d'origine. Le milliardaire a également tenté de reprendre la main en soumettant une offre de 97,4 milliards de dollars pour racheter les actifs de la branche non lucrative de l'entreprise. Une proposition rejetée la semaine dernière par le conseil d'administration d'OpenAI.
OpenAI est actuellement en train de boucler une levée de fonds de 40 milliards de dollars auprès du fonds d'investissement japonais SoftBank, qui valorise la société 300 milliards de dollars. Les deux partenaires sont par ailleurs associés au géant du cloud Oracle dans le cadre du projet Stargate, une initiative privée qui ambitionne d'investir au moins 500 milliards de dollars dans des centres de stockage de données aux États-Unis Interrogée par CNBC, la directrice financière d'OpenAI, Sarah Friar, n'a pas exclu qu'OpenAI puisse « à terme, songer à une introduction en Bourse ».
Elle a aussi répondu aux accusations d'Elon Musk, qui affirme que l'entreprise relègue la sécurité de l'IA au second plan. « La sécurité est toujours essentielle », a-t-elle assuré, précisant qu'OpenAI procède systématiquement à « un examen de sécurité complet » avant chaque mise en ligne d'un modèle ou d'un produit. Quant aux projections de chiffre d'affaires pour 2024, elle a concédé qu'un objectif de 11 milliards de dollars était « clairement dans le champ des possibles », soulignant que la société avait plus que triplé ses revenus en un an.
Mais OpenAI doit aussi faire face à une concurrence grandissante. Lundi, Elon Musk a dévoilé Grok 3, la dernière version de son chatbot développé par xAI. « Grok, c'est comprendre l'univers », a lancé le milliardaire, affirmant que son IA vise « la recherche maximale de la vérité, même lorsqu'elle va à l'encontre du politiquement correct ». L'environnement concurrentiel s'est aussi durci avec l'entrée en scène de DeepSeek, une IA générative développée par une start-up chinoise. Lancée en janvier, elle serait capable d'égaler les meilleures IA américaines pour un coût bien moindre. Mais son essor est freiné par des restrictions imposées par plusieurs gouvernements, qui redoutent des risques pour la sécurité nationale et de potentielles fuites de données sensibles.
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Enfin, Mistral, la pépite tricolore de l'IA a multiplié les annonces ces dernières semaines. Elle a notamment développé son propre outil conversationnel baptisé Le Chat, noué des partenariats avec Stellantis, France Travail ou l'AFP, et annoncé la construction de son premier data center en France, près de Paris.Pour le patron de Bpifrance, Nicolas Dufourcq, l'entreprise doit gagner de l'argent. « Le sujet » pour MistralAI, lancée en 2023, notamment avec un apport de Bpifrance, « ce n'est pas la levée de fonds : ils claquent des doigts et demain, ils ont 2-3 milliards d'euros », a-t-il estimé, alors que la banque publique d'investissement française a annoncé la semaine dernière vouloir investir 10 milliards d'euros dans l'IA d'ici 2029. « Le sujet, ce sont les revenus. Il faut que Mistral fasse 500 millions de chiffre d'affaires en 2025 », a-t-il poursuivi.
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Sa force a été de présenter dès ses débuts des modèles en source ouverte (accès libre au code de programmation) capables de concurrencer ceux de Meta, Google ou encore OpenAI, le créateur de ChatGPT, la positionnant en championne européenne de l'IA, au moment où les dirigeants de l'UE ambitionnent de placer le Vieux Continent sur la carte mondiale de cette technologie.
(Avec AFP)
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