L’État planche sur un « Tibi 3 » pour financer les futurs champions de la tech
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Philippe Tibi
D.R
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Un troisième round pour ancrer le financement des scale-up. L’État prépare le lancement de Tibi 3 afin de pérenniser l’engagement des investisseurs institutionnels dans le financement des start-up en hypercroissance, notamment des deeptech.
Plus de 15 milliards investis. Depuis 2020, les deux premières phases de l’initiative auront permis d’injecter entre 15 et 16 milliards d’euros dans la tech française. 160 fonds ont été homologués, dont un tiers de nouveaux acteurs, et des dizaines de milliards ont été levés par les fonds partenaires.
Late stage et ambition européenne. Tibi 3 veut développer des fonds de late stage capables d’accompagner les méga-deals et les IPO, et mobiliser davantage les industriels. En toile de fond : attirer plus de capitaux privés européens et bâtir une plateforme commune franco-allemande pour financer les champions technologiques européens.
Jamais deux sans trois. Lancée en 2020 pour mobiliser les investisseurs institutionnels au profit du financement des entreprises technologiques, l’initiative Tibi – qui porte le nom de Philippe Tibi, l’économiste qui l’a mise au point – s’apprête à repartir pour un nouveau tour. Selon nos informations, l’État va annoncer dans les prochains mois le troisième round du dispositif, avec un double objectif : ancrer durablement les investisseurs institutionnels dans le financement des scale-up, c’est-à-dire les start-up en hypercroissance, et européaniser le modèle pour renforcer la souveraineté technologique du Vieux Continent.
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Toujours en discussion avec Bercy, l’Élysée et les investisseurs institutionnels, l’enveloppe de Tibi 3 ne devrait pas être inférieure aux deux précédents plans. La première phase (2020-2022), avait permis d’injecter 6,4 milliards d’euros dans la tech française, soit un peu plus que les 6 milliards annoncés initialement. Et il se pourrait que la deuxième phase (2023-2026) atteigne jusqu’à 9 milliards d’euros d’ici à la fin de l’année, d’après l’économiste, contre 7 milliards prévus lors de son lancement.