French Tech : Macron annonce 5 milliards d'euros pour les startups en hyper-croissance

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Emmanuel Macron s'attaque au trou du financement des derniers tours de table des startups, ceux qui leur permettent de devenir des licornes.
Emmanuel Macron s'attaque au "trou" du financement des derniers tours de table des startups, ceux qui leur permettent de devenir des licornes. (Crédits : Reuters)
Le président de la République a annoncé, mardi soir à l'Elysée, 5 milliards d'euros de financements nouveaux, sur trois ans, pour aider les startups de la French Tech à lever en France des tickets supérieurs à 50 millions d'euros. Ces fonds ne viendront pas de l'Etat mais d'investisseurs institutionnels. Explications.

"Il faut que dans deux ans, la French Tech ait 25 licornes". Emmanuel Macron veut faire passer la French Tech à la vitesse supérieure. Dans un discours à l'Elysée mardi soir -veille du lancement de l'édition 2019 du grand raout de la tech, le France Digitale Day- le président de la République a annoncé un dispositif inédit pour aider les startups françaises en hyper-croissance à devenir des leaders mondiaux de leur secteur. Dans le sillage des recommandations du récent rapport Tibi, le chef de l'Etat a dévoilé une stratégie qui s'appuie sur deux piliers : le financement, avec la mobilisation des investisseurs institutionnels pour investir dans les fonds spécialisés dans la technologie ; et un accompagnement sur-mesure des scale-up dans la jungle réglementaire et administrative, pour faciliter leur passage à l'échelle.

2 milliards d'euros dans des fonds de capital-risque spécialisés dans le late-stage

Depuis plusieurs mois, l'exécutif sollicite les principaux investisseurs institutionnels français, notamment les assureurs mais aussi les bancassureurs, mutualistes ou encore fonds de retraite, pour les encourager à investir davantage dans la tech. Le président de la République a ainsi obtenu un engagement de 5 milliards d'euros sur trois ans de leur part, sous deux formes. Tout d'abord, ils investiront 2 milliards d'euros dans les fonds de capital-risque spécialisés dans le late-stage (les levées de plus de 50 millions d'euros), afin de leur permettre d'atteindre la taille critique d'au moins un milliard d'euros de fonds gérés. Cette mesure se situe dans la lignée du rapport de l'économiste Philippe Tibi, qui indiquait que les fonds de late-stage devaient être dotés d'au moins 800 millions d'euros pour pourvoir contribuer aux tours de table de plus de 50 ou 100 millions d'euros.

"Ces 2 milliards d'euros seront investis soit directement par les investisseurs institutionnels dans les fonds cibles, soit par l'intermédiaire d'un fonds de fonds géré par Bpifrance", indique l'Elysée.

Concrètement, cet argent permettra de gonfler le nombre de fonds capables de financer des gros tours de table. En plus de Large Ventures (Bpifrance), ils se comptent en France sur les doigts de la main : Partech Growth, Idinvest, Alven, Eurazeo Growth, Ardian ou encore Iris. D'après le rapport Tibi, les plus grands d'entre eux gèrent entre 200 et 400 millions d'euros, ce qui leur permet rarement de financer des tickets supérieurs à 30 millions d'euros. Par conséquent, la France est en retard sur le "growth" vis-à-vis de ses voisins anglais et allemands, même si la marge se réduit. Au premier semestre 2019, la France a compté 13 levées de plus de 50 millions d'euros, contre 8 en 2018 et 7 en 2017. Mais des fonds étrangers sont souvent à la manœuvre.

"Les startups créées depuis 2013 arrivent désormais au stade de la troisième ou quatrième levée de fonds (Série C ou D), mais le privé en France est peu capable de mettre 50 ou 100 millions d'euros. Il faut donc que l'écosystème puisse répondre à leurs besoins de financement pour que ces pépites deviennent des leaders mondiaux, des licornes ou entrent en Bourse", se réjouit Paul-François Fournier, le directeur exécutif de l'innovation chez Bpifrance.

Du côté institutionnel, les principaux assureurs et bancassureurs participent au dispositif, d'après l'Elysée. Crédit Mutuel Alliance Fédérale a déjà annoncé, dans un communiqué de presse, qu'il mobilisera une enveloppe de 200 millions d'euros dédiée au financement de la French Tech. Dans le détail, 125 millions d'euros seront investis par sa filiale de capital-investissement, et 75 millions d'euros seront également investis par les Assurances du Crédit Mutuel (ACM).

Lire aussi : 2,8 milliards d'euros, 3 licornes : premier semestre exceptionnel pour la French Tech

3 milliards d'euros pour l'investissement coté dans la tech

Enfin, 3 milliards d'euros seront investis dans des fonds gérés par des gestionnaires d'actifs, basés en France, et spécialisés dans l'investissement coté dans le secteur technologique. L'objectif : soutenir l'introduction en bourse des futurs champions français de la tech. "Ces montants seront investis à travers des mandats institutionnels attribués directement à des gestionnaires d'actifs, et des fonds de place", d'après l'Elysée. Philippe Tibi sera missionné afin de coordonner la mise en oeuvre de ces engagements, notamment par le lancement d'appels d'offres.

Favoriser l'émergence d'un futur Nasdaq européen, c'est-à-dire un marché boursier spécialisé dans les valeurs technologiques, est aussi une recommandation du rapport Tibi. Emmanuel Macron s'est d'ailleurs transformé en VRP de la France lors du "Scale-up Tour", qui s'est tenu ce mardi et se poursuit ce mercredi, en marge du France Digitale Day. Avec l'appui du Trésor, de la Mission French Tech, de Bpifrance et de Business France, le chef de l'Etat a reçu une vingtaine de fonds de capital-risque mondiaux (dont Accel Partners, General Catalyst...) et une vingtaine d'investisseurs institutionnels. "Le but est que les premiers investissent davantage dans les startups française en late-stage, et que les seconds investissent dans les fonds de capital-risque français"; indique l'Elysée.

Lire aussi : Faire de Paris le Nasdaq européen : le rapport Tibi prône des fonds tech de 20 milliards d'euros

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Commentaires
a écrit le 21/09/2019 à 22:40 :
Encore de la connerie de politique humaine... 5 milliards mais pourquoi faire ?? Ils devraient plutôt investir pour la planète et limiter son extinction !
a écrit le 21/09/2019 à 4:04 :
Heureusement que la presque totalité de mon argent n'est plus en banque, je ne financerai pas ses petits copains !
Inutile de me demander où il est, je ne dirai rien, à part qu'il n'est pas dans un paradis fiscal.
a écrit le 19/09/2019 à 10:33 :
je suis navré de voir dans la listes des futures startups favorisées , sigfox , une société qui ne parviendra pas à decoller , sa technologie n'etant avantageuse qu'à la campagne . En zone urbaine des tas d'autres solutions , non tributaires d'un reseau privé pour faire transiter les données bas debit vont se mettre en place . Le PDG de sigfox à beau etre atypique et se la jouer cool type ado rebelle, je suis persuadé que le decollage de son business ne se fera pas .
Avoir Anne Lauvergeon comme presidente n'est surtout pas un gage de reussite , juste un gage d'appartenir à un reseau . Et l'efficacité du réseau se revele encore aujourd'hui .
Investisseurs fuyez cette société si vous ne voulez pas perdre votre argent dans 5 ans .
a écrit le 19/09/2019 à 9:59 :
Et quid du retour sur investissement de NOTRE argent ?
a écrit le 18/09/2019 à 20:06 :
Macron après avoir spolié les retraités de 1,7% de CSG il provoque le peuple en distribuant des Milliards. La parole est d'Argent, mais le silence est d'Or.
Réponse de le 18/09/2019 à 22:35 :
Ils mobilisent l'argent du privé pour qu'il s'investisse dans les entreprises d'avenir françaises qui vont créer de l'emploi et des richesses.
Réponse de le 19/09/2019 à 7:30 :
Le problème est de croire ce que vous dites : le secteur privé n'a pas attendu la création de ce fond pour investir dans les licornes... Enfin, rebattre le fer quand il est chaud, quel effet d'annonce, en effet si vous avez vu le très bon reportage sur black rock, nous, en tant que citoyens, devrions être très méfiants...et encore plus les politiciens : ces fonds vautour font monter les prix et baisser l'emploi. Je ne suis pas certain que cette initiative soit bonne.
a écrit le 18/09/2019 à 15:11 :
Aider, c'est bien, conditionner à la création d'emploi sur le territoire français, c'est mieux sinon les français vont encore se faire pigeonner... (argent public = impôts des français) car c'est autant qui n'est pas réinjecter dans des secteurs publics en crise et qui en ont besoin urgemment , si vous voyez où je veux en venir (urgemment).
a écrit le 18/09/2019 à 15:09 :
Je-ne-veux-pas-que-ma-mere-creve-sur-un-brancard-dans-un-couloir-d'hopital?

Je suis sidéré que l'état dépense de l'argent public dans le financement de sociétés privées alors que les banques et les fonds d'investissement sont tellement inondés de liquidités qu'ils en sont à prêter à des taux négatifs aux états.

J'en ai marre des détournements de milliards d'argent public à des fins privées.
Réponse de le 18/09/2019 à 15:55 :
"Ces fonds ne viendront pas de l'Etat mais d'investisseurs institutionnels."
Réponse de le 18/09/2019 à 15:55 :
"Ces fonds ne viendront pas de l'Etat mais d'investisseurs institutionnels."
Réponse de le 18/09/2019 à 16:30 :
@ statup nation
Question «  primordiale »

Ou est la frontière entre investisseurs institutionnels ( instituts prives , les copains d’abord groupe d’influence thank-think...kiss kiss bq et co) et
L’état FR ?
Réponse de le 18/09/2019 à 19:36 :
Et qui finance les zinzins ?
a écrit le 18/09/2019 à 14:05 :
Si on developpait vraiment les fonds de pensions, ils pourraient investir un petit % sur ce type de levée et il y en aurait beaucoup plus que 2 milliards.
Il manque des actionnaires français de long terme.
a écrit le 18/09/2019 à 14:00 :
Avec l'apprentissage c'est l'un des rares sujets où le gouvernement a des resultats.
Ne nous en plaignons pas.
a écrit le 18/09/2019 à 13:10 :
En parlant de startups :

Pendant qu’Emmanuel Macron et ses ministres mouillent le maillot pour essayer de faire de l’Hexagone la première «start-up nation » de la planète, une poignée de hauts fonctionnaires du ministère de l’Intérieur manœuvrerait en sous-main pour torpiller l’une de nos jeunes pousses les plus prometteuses ? Une société dont l’innovation, qui plus est, permettrait d’améliorer le fonctionnement du service public et de simplifier la vie de la France périphérique, pile ce que réclament les Gilets jaunes ? Ce serait le comble ! Renseignements pris, c’est pourtant bien ce qui se trame depuis plusieurs mois, et cela fait, comment dire, un peu désordre sur la photo…Lire la suite dans Capital :L'étrange acharnement de l'État contre un patron de start-up
Réponse de le 18/09/2019 à 14:21 :
Oui, histoire incroyable.
Jérôme Letier, le directeur de l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) - un camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA– en lien avec les spécialistes de Photomaton, serait en train de travailler à la rédaction d’un nouvel arrêté avec notamment pour objectif de «barrer la route aux nouvelles technologies », selon le propre aveu d’un cadre de l’ANTS.
a écrit le 18/09/2019 à 11:39 :
le premier devoir n est il pas de protèger ? au lieu de gaspiller en periode d insécurité de zones de non droit
a écrit le 18/09/2019 à 11:31 :
J'adore: "...un accompagnement sur-mesure des scale-up dans la jungle réglementaire et administrative, pour faciliter leur passage à l'échelle." Macron confirme que la réglementation et la bureaucratie sont un frein au développement et au lieu de la réduire on va accomagner un certain nombre d'entreprise. Les autres n'auront qu'à se débrouiller...
a écrit le 18/09/2019 à 11:19 :
Une décision salutaire qui a mis bcp de tps à se concrétiser vu le retard colossal ds ce domaine avec les US et conséquent avec les Allemands et les Anglais.
Nos gdes entreprises vu leur taille et leur rentabilité n'ont pas de pb de financement à 60% minimum effectués par des investisseurs internationaux, ce qui peut par ailleurs poser pb sur leur gouvernance...mais c'est un autre sujet.
A part elles, le + gros défi est de faire grossir les start-up et PME pour les rendre viables sur le long terme, sachant qu'elles sont très vulnérables les 5 première années.
Et là, le saupoudrage ne suffit pas. Il faut mettre le paquet. Sachant que les investissements d'aujourd'hui sont les emplois hautement qualifiés de demain qui genereront à leur tour des emplois de service.
Le pays est à la croisée des chemins : soit il saura défendre sa place ds la hte technologie et les nx services de demain en assurant un avenir enviable aux nvelles générations, à l'image de la Suisse, soit il ne pourra compter que sur ses richesses du passé, son patrimoine, sa gastronomie, ses vins et autres fromages qui ne fourniront pas à tous des emplois de qualité, à l'image de certains pays européens où le PNB par hab est largement inf au nôtre.
Réponse de le 18/09/2019 à 13:38 :
A condition d'empêcher les anglo-saxons de s'emparer de ces petites entreprises et de leurs brevets, une fois financées et en plein développement ! Il faut de vraies lois pour cela ! Idem pour les grandes entreprises françaises. Dans beaucoup de domaines, la France a su développer des compétences et des entreprises performantes. Hélas les gouvernants français, par leur idéologie sectaire atlantiste, ont laissé ces entreprises se faire manger par des financiers sans scrupules (d'Alcatel à Alstom, en passant par bien d'autres Lafarge ...) dans des domaines variés de l'industrie. Je l'ai vécu et n'ai aucune confiance dans des gens qui promulguent l'Anglais sur notre territoire et dans l'UE en remplacement du Français, nous faisant perdre notre influence historique, qui laissent les Allemands et les USA s'emparer de nos entreprises stratégiques, et laissent partir nos usines à l'étranger. Cela fait plus de 30 ans que ces dirigeants sabotent notre développement économique (sans compter les coups de poignards des USA, que ce soit contre le Concorde ou l'Airbus 380 , le TGV, etc ..), et qu'ils détruisent tout ce qui a été construit à la Libération et dans les années suivantes, pour assurer au pays son indépendance, vis à vis des financiers anglo-saxons d'abord, et économique et militaire. Ces Macron, Lemaire et consort en sont à tripatouiller les chiffres du chômage pour les diminuer ...
a écrit le 18/09/2019 à 10:53 :
Comment faire les choses à l'envers, plutôt que de subventionner les entreprises, l'état serait mieux inspiré de libérer vraiment l'économie, cesser d'inventer une taxe toutes les semaines, baisser significativement les charges sociales, supprimer les impôts de production et tenir ses engagements sur la baisse de l'impôt sur les sociétés. L'état dans son délire dirigiste va décider quelles sont les entreprises vertueuses qu'il conviendra de financer. Reproduire au niveau des entreprises , le modèle de l'assistanat des particuliers.
Réponse de le 18/09/2019 à 13:19 :
+1000!

Macron s'est résigné a faire de la com.

Sous Macron il y a eu:

augmentation du nombre de fonctionnaires
augmentation de la dette
augmentation des prélèvements obligatoires

Tout ceci est mauvais pour l'entreprise moyenne.Bon nombre de sartups ne gagneront jamais d'argent,elles seront soit financées par l'état(bpi ou autres)soit elles feront des levées de capital
a écrit le 18/09/2019 à 10:39 :
J'ai eu l'occasion de travailler dans une start up ou l'état est entré au capital au moment ou la boite tombait...... comme les détenteurs de cette start up amis d'un président, l'entrée au capital suivit par la suite par la perte en action pas pour celui qui tient la start up , mais pour les autres y compris l'état, j'ai vite compris a quoi servait cette oseille !

Le président actuel ayant fait une déclaration d'amour par la suite a ce dit monsieur, disons que j'ai du mal a apprécier les qualités et les anglicismes pour décrire un investissement !!! comme l'émission blackrock hier soir, je suis de plus en plus dubitatif de l'intérêt du citoyen, mais pas sur l'intérêt privé souvent de ses potes....
a écrit le 18/09/2019 à 7:42 :
J'ai des doutes sur les capacités de MACRON à discerner les bons investissements, dans NISSAN, par exemple. Cela explique, sans doute, son départ de la banque d'affaires; comme tout bon énarque, il a toujours eu la ressource de rejoindre la fonction publique d'Etat et SA branche: le monde politique; moins de risques et une vie tranquille!...
Réponse de le 18/09/2019 à 10:41 :
Je ne doute pas pour ce qui me concerne, qu'entre l'image englisciste du monsieur et la réalité économique, disons que beaucoup de mots anglais ne veut pas dire que l'on comprenne l'économie.
Dans l'économie, seul le résultat compte, en principe, mais je ne crois pas que cela soit le cas puisque le financement spécule sur la levée de fond, mais sur le résultat.
a écrit le 18/09/2019 à 7:14 :
Il les prend OU les 5 miiliards ?.....dans les poches ou dans les caisses des retraités ?
a écrit le 18/09/2019 à 2:09 :
Beaucoup d'achats de start-up sont des montages financiers pour reporter des pertes, et payer.. moins d'impôts, passer l'investissement en perte, pas besoin de crédit impot recherche.
Réponse de le 18/09/2019 à 5:46 :
C'est une evidence.
Combien d'entres elles seront presentes dans deux ans ?
C'est precisement le nombre d' annees qui restent pour micron 1er roy des francais, etrange coincidence....
Les francais oublient tellement vite, qu'ils revotent tjrs pour les profiteurs qui vivent sur leurs impots. Sic transit.
Réponse de le 19/09/2019 à 6:21 :
Exact!Blablacar qui fera partie des heureux arrosés n'a jamais gagné un euro.Mais tant qu'ils peuvent "lever des fonds"....
a écrit le 17/09/2019 à 23:51 :
Cela parait très bien, mais il y a un problème : ces pépites de haute technologie, bien que financées par nous au départ, sont généralement destinées à être rachetées par des grosses entreprises étrangères dès qu’elles atteignent un certain niveau de développement ou d’attractivité, car nos grandes entreprises n’arrivent malheureusement pas à prendre le relais.
D’ailleurs le capital de nos grandes entreprises a lui aussi été peu à peu phagocyté par les fonds de pension anglo-américains et autres.
Elles aussi sont maintenant en train de changer de main à grande vitesse (après Pechiney, Arcelor, Solvay, Usinor, Alcatel, Technip, Lafarge, SFR, Alstom, Dantressangle, Business Object, Brandt, Rhodia, STX, Rossignol, Club Med, Essilor – en attendant peut-être Alstom Rail, Areva, PSA, et pourquoi pas Renault …).
C'est bien triste, et pourtant, rien n’a été fait pour maintenir la propriété française de tous ces fleurons, créés et développés patiemment par le talent et le travail de ceux qui nous ont précédés.
Il est affligeant de comparer le CAC 40 français, un cimetière de grands noms et d’industries disparues, fusionnées et démembrées (que sont devenus les géants Thomson, Bull, Pechiney, Alsthom, Usinor, Sacilor, CGE ? etc...), et le DAX 30 allemand qui aligne ses firmes centenaires (ThyssenKrupp, Daimler, BMW, Bayer, Henkel) aux côtés des géants du high-tech (Siemens, SAP, Infineon, Merck).
La réorientation massive de l'épargne vers nos grandes entreprises est devenue indispensable.
Réponse de le 18/09/2019 à 5:48 :
Votre epargne sans doute ?
Réponse de le 18/09/2019 à 8:08 :
Bonjour,
@ analyse9

Je suis d’accord sur le «  point » que ceux ( start up )qui réussissent sont «  rachetés » majoritairement par les Américains qui ont le plus grand flux de liquidité du monde dans un temps record.( je l’ai vu réellement sur le terrain pour un groupe National racheté par un courtier FR et revendu à un groupe international Américain , qui par la suite «  impose » ses propres règles , après tous ce passe par transaction financière , l’élément humain n’est plus important pour ces groupes financiers d’investissement.
Réponse de le 18/09/2019 à 13:39 :
@matins calmes
Vous avez dû deviner que je suis Rothschild ...
a écrit le 17/09/2019 à 22:54 :
Bravo !! excellente décision d'investir sur les gens qui créent, qui inventent, au moment où ils en ont besoin.
a écrit le 17/09/2019 à 22:32 :
Une start-up avec moins de 20 personnes peut dominer son marché et être valorisée des milliards.
Souvenez-vous de Whatsapp acheté 16 milliards de dollards par Facebook.
On va financer des start-ups mais pour quels impacts sur nos vies, quels impacts sur nos emplois ? Il vaudrait mieux financer massivement les fablabs pour une large appropriation par nos concitoyens des techniques d'avenir - impression 3D, machines numériques, prototypage,... - et accompagner les projets qui créent des emplois sur le territoire.
a écrit le 17/09/2019 à 22:29 :
Tiens, j'ai besoin d'argent pour finir ma maison et partir en vacances
Demain je cree une start-up I-N-D-I-S-P-E-N-S-A-B-L-E pour lever des fonds!
Réponse de le 18/09/2019 à 13:21 :
Malheureux!Il faut voire plus grand et plus moderne:soit une scale-up soit une licorne direct.Sinon vous ne serez pas pris au sérieux.
a écrit le 17/09/2019 à 22:28 :
...Quand une affaire « rapporte » pas «  besoin d’injecter » des fonds.
En fait c’est quand la future élection présidentielle ?

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