« On ne tiendra pas 18 mois de plus » : les salariés et partenaires de SFR à l’épreuve des négociations
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Une boutique SFR dans Paris.
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Transaction record frôlant les 21 milliards d’euros, remodelage complet du marché français des télécoms: la vente de SFR s’annonce hors-norme à tout point de vue. Son volet social également, avec plus de 10 000 salariés concernés, ainsi que des transferts de contrats complexes vers les repreneurs Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange.
Mais il va falloir encore attendre pour que la situation s’éclaircisse, les négociations exclusives étant toujours en cours entre le vendeur Altice France et le consortium. « Une question de jours ou de semaines », nous ont assuré les parties prenantes. Une dernière ligne droite difficile à supporter pour les personnes impactées.
Car cela fait déjà plus d’un an que collaborateurs, boutiques indépendantes et distributeurs de SFR sont aux aguets, la tenue de discussions entre les différents acteurs ayant été vite éventée dès le printemps 2025. Par ailleurs, si la vente se réalise comme prévu, elle ne sera pas effective au plus tôt avant un an. « Les salariés ne tiendront pas encore 12 ou 18 mois. Ca risque d'exploser en vol », s’inquiète Olivier Lelong, délégué syndical central CFDT de SFR.
8 000 salariés devraient voir leur contrat transféré : 6 000 liés à l'UES SFR et 2 000 aux boutiques. Mais chez quel opérateur iront-ils : Bouygues Telecom, Iliad ou Orange ? Et dans quelles conditions ? Et, puis, il y a tout ceux qui se demandent s'ils ne vont pas rester sur le carreau parce qu'ils travaillent pour des actifs qui ne sont pas repris par le trio. C'est le cas notamment des activités dans les DOM comme la filiale SRR (Société Réunionnaise du Téléphone), présente à la Réunion et à Mayotte, et qui compte 350 personnes.