Sabotage de câbles sous-marins : l’Europe est-elle moins vulnérable qu’il n’y paraît ?
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Le navire câblier Sophie Germain d'Orange Marine, en novembre 2025.
Orange
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Le navire câblier Sophie Germain d'Orange Marine, en novembre 2025.
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La France détient un quart des capacités mondiales de maintenance cablière, un atout stratégique qui permet, selon Didier Dillard d’Orange Marine, une intervention d'urgence en moins de 24 heures pour réparer les sabotages partout en Europe.
Pour améliorer la résilience, il faut continuer à renforcer la redondance du réseau. C'est de cette façon que les opérateurs seront capables rerouter le trafic en cas d'attaque.
Bruxelles a annoncé, le 5 février dernier, débloquer 347 millions d'euros pour sécuriser ces infrastructures critiques dont 20 millions pour renforcer les capacités de réparation, en particulier dans le secteur de la mer Baltique particulièrement exposé aux actions malveillantes.
Coup sur coup, fin décembre, trois câbles sous-marins de communication ont été sectionnés en mer Baltique. Probablement un sabotage à imputer aux Russes. Il n’en fallait pas moins pour raviver les craintes d’une paralysie géante des télécommunications européenne provoquée un jour par Moscou.
Si des actes de malveillance surviennent effectivement régulièrement dans cette zone et donnent des sueurs froides aux populations locales, l’Europe a quelques atouts dans sa manche pour faire face à cette guerre d’un nouveau genre. C’est ce que sont venus notamment rappeler les représentants d’Alcatel Submarine Networks et d’Orange Marine, auditionnés ce jeudi 18 février par les sénateurs en commission des affaires économiques.
La première force de l'Union européenne, en cas de sabotage, c’est sa flotte de navires câbliers. « La France dispose à elle seule du quart des capacités mondiales », a rappelé Didier Dillard, le président d’Orange Marine. Ceux qui sont chargés de la maintenance peuvent intervenir en moins de 24 heures à l’appel des propriétaires des câbles qui surveillent leurs infrastructures en permanence.
Les équipes partent des entrepôts où sont stockés les câbles. Cinq navires peuvent être mobilisés. Orange Marine vient de Brest, de La Seyne-sur-Mer ou de Catane, en Italie. Alcatel Submarine Networks depuis Calais et Greenwich, en Angleterre. La durée des réparations se fait ensuite en seulement quelques jours. « Contrairement aux câbles énergétiques, les câbles de télécommunications se réparent vite », a indiqué Orange Marine.