Tensions en mer Baltique : un deuxième câble sous-marin endommagé
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Un nouveau câble sous-marin de télécommunication, reliant cette fois la Suède à la Lituanie, a été endommagé. (photo d'illustration)
LEHTIKUVA
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Un nouveau câble sous-marin de télécommunication, reliant cette fois la Suède à la Lituanie, a été endommagé. (photo d'illustration)
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[Article publié le 19 novembre 2024 à 13h57, mis à jour à 16h33] Et de deux. Un nouveau câble sous-marin de télécommunication, reliant cette fois la Suède à la Lituanie, a été endommagé, a déclaré ce mardi à l'AFP le ministre suédois de la Défense civile. La veille, c'est un câble reliant la Finlande et l'Allemagne qui avait également été touché.
Le câble sous-marin « Arelion » qui relie l'île suédoise de Gotland à la Lituanie est abîmé depuis dimanche matin, et le trafic internet a été redirigé vers d'autres liaisons internationales, a expliqué Audrius Stasiulaitis, porte-parole de la filiale lituanienne de l'opérateur suédois Telia.
La police suédoise a annoncé avoir une enquête pour « sabotage ». « L'enquête préliminaire est en cours et n'en est qu'à ses débuts », a déclaré le procureur Henrik Söderman en charge de l'affaire, cité dans un communiqué.
Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a estimé de son côté ce mardi qu'un « sabotage » était certainement à l'origine des dégâts constatés sur les deux câbles de télécommunications en mer Baltique, entre la Finlande et l'Allemagne d'une part, la Suède et la Lituanie d'autre part.
« Personne ne croit que ces câbles ont été coupés par accident (...) Nous devons partir du principe (...) qu'il s'agit de sabotage », a-t-il alerté, en marge d'une réunion des ministres de la Défense de l'UE à Bruxelles. Avant d'ajouter :
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Les gouvernements allemand et finlandais ont déjà annoncé lundi une enquête sur les causes de la rupture du câble sous-marin de fibre optique entre Helsinki et Rostock, port du nord de l'Allemagne. Ce câble de fibre optique de 1.172 kilomètres, baptisé C-Lion1, est en fonction depuis 2016.
Son opérateur, le groupe technologique finlandais Cinia, a annoncé qu'un « défaut » avait été détecté lundi, entraînant la coupure de toutes les connexions par fibre de ce câble. « Ce type de rupture ne se produit pas dans ces eaux sans impact extérieur », a ajouté le groupe à capitaux publics.
Dans une déclaration commune, la Finlande et l'Allemagne ont évoqué la « guerre hybride » et la menace russe, en se disant « profondément préoccupés ». En effet, plusieurs incidents se sont déroulés ces derniers mois dans l'espace baltique, zone maritime partagée par les pays nordiques, baltes, la Pologne et l'Allemagne. Ces derniers s'inquiètent de menaces de déstabilisation attribuées à Moscou.
D'autant que les câbles sous-marins représentent un enjeu stratégique important pour les pays, puisqu'ils permettent de les connecter notamment à Internet. Plus de 430 câbles sont ainsi en service dans le monde d'après les données du centre de recherche Telegeography. Ils assurent ainsi 99% des communications entre les continents.
Ce n'est pas la première fois que de tels actes de sabotages sont constatés en mer du Nord. En octobre 2023, un gazoduc sous-marin, le Balticconnector, entre la Finlande et l'Estonie avait déjà dû être fermé, après des dommages commis par une ancre. Deux câbles sous-marins, l'un reliant l'Estonie à la Finlande et un autre l'Estonie à la Suède avaient aussi été sectionnés. Des soupçons avaient alors été émis à l'encontre de la Russie. Au cœur de son enquête, la Finlande avait pointé du doigt un porte-conteneurs chinois baptisé le NewNew Polar Bear.
La Finlande a renforcé la surveillance des incidents en mer Baltique depuis le déclenchement de la guerre entre la Russie voisine et l'Ukraine. L'ancien président finlandais Sauli Niinistö a aussi appelé à mettre en place un service de coopération en matière de renseignement au sein de l'Union européenne, dans un rapport remis à la Commission fin octobre.
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L'incident de lundi n'est pas non plus sans évoquer le sabotage en septembre 2022 des gazoducs russes Nord Stream en mer Baltique, jusqu'ici non élucidé. En août, le Wall Street Journal a mis en cause l'ancien chef d'état-major ukrainien, une accusation qualifiée de « non-sens absolu » par Kiev.
(Avec AFP)
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