Métro à Bordeaux : un coût de 2,7 milliards d’euros et un bilan socio-économique abyssal
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Le corridor retenu par Bordeaux Métropole pour une potentielle ligne de métro à l’horizon 2040-2045.
Artelia
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Le corridor retenu par Bordeaux Métropole pour une potentielle ligne de métro à l’horizon 2040-2045.
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À trois mois des élections municipales et métropolitaines, La Tribune a pu consulter les conclusions définitives de l’étude de faisabilité d’un métro à l’horizon 2045 qui seront examinées par les élus du bureau de Bordeaux Métropole jeudi 18 décembre. Lancée il y a plus de deux ans et confiée au cabinet Artelia, elle vise à éclairer la décision publique bien qu’aucune décision ne sera prise avant le scrutin du printemps prochain.
Ce document confirme et précise plusieurs fondamentaux déjà esquissés dans le pré-apport publié au printemps dernier. Le scénario privilégié reste celui d’une ligne unique d’une vingtaine de kilomètres serpentant entre les deux rives de la métropole pour desservir une quinzaine de stations à Lormont, Cenon, Floirac, Bordeaux, Talence et Pessac. Au programme : la rive droite, l’Arkéa Arena, Bordeaux Euratlantique, le quartier de la gare (via Belcier), la Cité administrative, le CHU de Pellegrin, la future gare de Talence, le campus et la gare de Pessac. De quoi projeter une fréquentation de 145 000 voyageurs par jour, soit davantage que les 124 000 voyageurs de la ligne A du tramway.
L’étude confirme aussi qu’il est possible techniquement de creuser à Bordeaux un métro automatique léger bitube de type CityVal, c’est-à-dire le matériel retenu dernièrement à Toulouse, Rennes et Turin, avec un passage toutes les 90 secondes en heure de pointe.
Mais tout cela à a un coût très important. La facture serait de 2,7 milliards d’euros HT, en intégrant les coûts de maîtrise d’œuvre, l’achat du matériel roulant et les acquisitions foncières. À comparer avec les 2,2 milliards de budget annuel de Bordeaux Métropole.
D’autant qu’il s’agit d’un montant plancher qui peut être revu nettement à la hausse au fil des années et des emprunts à financer. Les coûts de fonctionnement sont, eux, évalués à 33 millions d’euros par an.
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En tablant sur un lancement des marchés en 2032/2033 et des travaux en 2034/2035, le métro pourrait entrer en service autour de 2046.