Le groupe aérien assure que la guerre au Moyen-Orient n’entraînera ni perturbations d’approvisionnement en kérosène ni annulations de vols cet été, malgré un contexte pétrolier tendu.
Air France-KLM veut se montrer confiant face aux inquiétudes liées aux tensions géopolitiques et à leurs répercussions sur les marchés énergétiques. Le groupe aérien estime que son activité estivale ne sera pas affectée par d’éventuelles contraintes sur l’approvisionnement en carburant.
Air France et sa compagnie sœur KLM « ne prévoient aucune perturbation de l’approvisionnement en carburant cet été », bien que la guerre continue au Moyen-Orient, a affirmé mardi le groupe de transport aérien.
Dans un message destiné aux professionnels du voyage, la maison mère précise également ses intentions opérationnelles pour la saison estivale : « Air France et KLM ne prévoient aucune perturbation de l’approvisionnement en carburant cet été et maintiendront leurs programmes de vols initialement prévus », a écrit Air France-KLM sur son site internet pour les professionnels du voyage. Le groupe va plus loin en excluant toute conséquence directe sur le trafic aérien : « Aucune annulation n’est attendue pour cette raison », a ajouté le groupe.
Sur le plan commercial, Air France-KLM rappelle par ailleurs sa politique tarifaire, consistant à ne pas répercuter a posteriori les fluctuations du prix du carburant sur les billets déjà vendus.
Coûts d’approvisionnement
Ces déclarations interviennent dans un contexte de forte tension sur le marché pétrolier, après la guerre déclenchée le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui a entraîné une interruption des exportations de pétrole brut et de kérosène depuis plusieurs pays du Golfe. Une situation qui affecte principalement l’Asie, et dans une moindre mesure l’Europe.
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Dès avril, l’Agence internationale de l’énergie alertait sur le risque de pénurie en cas de blocage prolongé du détroit d’Ormuz, tandis que les compagnies aériennes multipliaient les messages de rassurance à destination des passagers et des marchés.
Dans les faits, l’impact se concentre surtout sur les coûts d’approvisionnement en carburant pour les transporteurs, une hausse partiellement répercutée sur les tarifs aériens. Les aéroports européens restent, eux, approvisionnés normalement en kérosène, ce qui permet de sécuriser les opérations.
« Jusqu’ici, l’UE a connu des effets sur les prix, sans interruptions de l’approvisionnement au niveau des consommateurs », relevait dimanche la Commission européenne dans un point de situation, après trois mois de guerre.