Après deux ans d’incertitudes, Corsair obtient le feu vert de Bruxelles
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Bruxelles a imposé une limitation de la flotte de Corsair à neuf appareils.
Airbus/Master Films/P. Pigeyre
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Bruxelles a imposé une limitation de la flotte de Corsair à neuf appareils.
Airbus/Master Films/P. Pigeyre
D’aucuns auraient fini par ne plus y croire. Après deux ans d’enquête approfondie, la Commission européenne a enfin fini par accorder son blanc-seing au plan de restructuration de Corsair par l’État français, ce mercredi. La compagnie, présidée par Pascal de Izaguirre, va enfin pouvoir assainir son bilan et finaliser son augmentation de capital, en suspens depuis des mois.
L’aide publique validée par Bruxelles est évaluée à 167,8 millions d’euros et se décompose « en une annulation d’un montant de 80 millions d’euros sur un prêt autorisé par la Commission en décembre 2020 et en un financement supplémentaire de 87,8 millions d’euros », comme précisé dans un communiqué de l’institution européenne.
Malgré une confiance affichée en toutes circonstances, c’est assurément un soulagement pour Pascal de Izaguirre, qui prenait son mal en patience depuis de longs mois. Contacté par La Tribune, il n’a pas souhaité réagir à cette annonce.
La Commission avait déjà approuvé une première version du plan de sauvetage en décembre 2020, composé d’une aide à la restructuration de 106,7 millions d’euros et d’une indemnisation de 30,2 millions d’euros en raison du « préjudice subi en raison de la pandémie de coronavirus ». Mais Corsair n’avait pas réussi à redresser la barre en dépit de cette aide. Estimant que « des événements extérieurs exceptionnels et imprévisibles » ne lui avaient pas permis de confirmer ses objectifs, la compagnie avait alors souhaité une réévaluation du plan de sauvetage. D’où le dépôt d’une demande de modification par la France – seule habilitée à négocier avec les instances européennes – auprès de la Commission en septembre 2023.