Hydrogène : le projet GH2 de production d’ammoniac vert est au point mort à Bordeaux
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Lancé en 2021, le projet GH2 de production d’ammoniac vert sur la presqu’île d’Ambès est suspendu.
GH2
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Lancé en 2021, le projet GH2 de production d’ammoniac vert sur la presqu’île d’Ambès est suspendu.
GH2
À côté des médiatiques projets de ferme aquacole Pure Salmon, au Verdon, et de raffinerie de nickel et de cobalt EMME à Parempuyre, une autre implantation industrielle d’envergure était envisagée en bord de Garonne sur les terrains du Grand port maritime de Bordeaux. Baptisé GH2, ce projet d’usine électrochimique vise à produire de l’ammoniac vert et des carburants de synthèse à grande échelle dès 2027.
Franck Chessé et Thierry Robustelly, les deux porteurs de projets franciliens, disposaient pour cela d’un foncier de 50 hectares sur la presqu’île d’Ambès, à Bordeaux Métropole.
L’ammoniac est un gaz naturel ou de synthèse incolore et principalement utilisé pour fabriquer des engrais agricoles. La France ne disposant que de quatre usines de production, elle importe aujourd’hui environ un tiers de sa consommation, soit environ 430 000 tonnes d’ammoniac venues en 2024 des Pays-Bas, de Trinité-et-Tobago et d’Allemagne.
Le pari de GH2 mêle donc des enjeux de souveraineté et de décarbonation en fabricant de l'ammoniac localement grâce à de l’hydrogène vert produit à partir du réseau électrique français dominé par le nucléaire et les énergies renouvelables. GH2 annonçait en 2023 un électrolyseur de 100 mégawatts puis de 300 MW lui permettant de viser le marché des engrais agricoles et celui des carburants maritimes de synthèse.
Mais six ans après la création de l’entreprise, cinq ans après la signature d’un protocole foncier sur 35 ans et trois ans après le soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine et de France 2030, GH2 est au point mort.
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L’entreprise n’a toujours pas démarré le chantier ni bouclé son financement, évalué autour de 250 millions d’euros pour la première phase. « Le projet est à l’arrêt et devrait s’éteindre de lui-même », glissent à La Tribune deux connaisseurs du dossier.
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