Entre manque de kérosène et frilosité des voyageurs, l’aérien dans un nouveau « cercle vicieux »
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Avion
Philip Myrtorp - Unsplash
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Cet été, va-t-il falloir se rabattre sur le Périgord en lieu et place d’un séjour en Thaïlande ? Au vu du blocage persistant du détroit d’Ormuz, malgré le cessez-le-feu temporaire entre les États-Unis et l’Iran, la possibilité de voyager en avion en toute quiétude ces prochains mois semble de plus en plus compromise. D’abord parce que la possibilité d’une pénurie de kérosène se précise, mais aussi en raison d’un risque de défiance croissante de la part des voyageurs. Les compagnies aériennes naviguent à vue et ne craignent rien tant qu’une chute de la demande alors que la saison estivale se profile et que leur rentabilité est affectée par la forte hausse du prix du kérosène.
« On commence à entrer de nouveau dans le cercle vicieux que nous avions connu pendant le Covid, alerte Paul Chiambaretto, économiste à la Montpellier Business School (MBS) et spécialiste du transport aérien. Tout le monde est attentiste, aussi bien les passagers que les compagnies aériennes. D’un côté les passagers réservent leurs billets de plus en plus tard, ne sachant pas si leurs vols seront maintenus, et de l'autre côté des compagnies aériennes sont enclines à annuler des vols en raison du trop faible remplissage des cabines. »
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Une baisse de la demande confirmée par EasyJet, jeudi 16 avril, précisant que les réservations étaient inférieures à celles de l'année dernière à la même époque en raison de l'incertitude provoquée par la guerre en Iran.