Alors que le conflit au Moyen-Orient prend de l’ampleur, Air France semble pour l’heure peu impactée. Alors que la compagnie tricolore a réalloué certains de ses avions vers l’Asie, elle peut compter sur sa politique de couverture pour limiter la hausse du prix du pétrole.Pour l’heure, Air France traverse la tempête sans trop de heurts. Malgré l’embrasement du conflit au Moyen-Orient et l'explosion du prix du baril de pétrole, qui a crevé le plafond des 100 dollars lundi 9 mars, la compagnie aérienne française affiche une relative sérénité au milieu du tumulte. Il faut dire que l’entreprise n’est que très peu touchée par les quelque 40 000 vols annulés dans cette région du monde depuis le début de la guerre en Iran entamée samedi 28 février, sur 72 000 programmés, selon les estimations du cabinet britannique Cirium.
Certes, Air France a été contrainte de suspendre tous ses vols vers les quatre destinations qu’elle dessert au Moyen-Orient. À savoir : Dubaï et Riyad jusqu'au 10 mars inclus, Tel Aviv et Beyrouth jusqu'au 11 mars inclus. « Nous sommes attachés à ces destinations historiques mais elles ne représentent qu’environ 5 vols par jour », souligne un porte-parole de la compagnie aérienne. À titre de comparaison, Air France assure quelque 800 vols par jour dans le monde, toutes destinations confondues, à cette époque de l’année.
Des interdictions de vols dans une dizaine de pays
Si le trafic aérien a repris peu à peu au Moyen-Orient, avec des dynamiques différenciées suivant les grands aéroports, la France – via la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) – a émis, mardi 3 mars, un « message aux navigants aériens », dénommé Notam en anglais, interdisant à tout aéronef immatriculé dans le pays de survoler dix pays. Il s’agit de l’Iran, de l’Irak, du Liban, de Bahreïn, de la Jordanie, du Koweït, d'Oman, du Qatar, des Émirats arabes unis et de l’Arabie saoudite. Ce qui empêche de facto Air France d'assurer des vols da,s ces pays.