Ryanair, contraint de baisser les prix de ses billets, s’attend à un « armageddon » cet hiver
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Pour attirer les passagers dans ses avions, Ryanair a dû baisser les prix de ses billets.
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Pour attirer les passagers dans ses avions, Ryanair a dû baisser les prix de ses billets.
Ryanair
Ryanair confirme une petite musique qui s’impose de plus en plus nettement dans un secteur du transport aérien particulièrement chahuté. Alors que la flambée du kérosène – depuis le début du conflit en Iran – a conduit à une hausse généralisée des prix des billets d’avions, la compagnie irlandaise admet pour sa part avoir été contrainte à une baisse tarifaire. Et ce afin d’attirer des passagers déboussolés par les annonces d’annulations de vols et les menaces de pénurie de kérosène. Une initiative officialisée lundi 18 mai, à l’occasion de la présentation de ses résultats financiers pour l’exercice 2025/2026.
« À ce jour, la demande de voyages pour la saison d’hiver reste solide, bien que les réservations soient effectuées plus tardivement que l’année dernière, ce qui réduit la visibilité, explique Ryanair dans son communiqué. Les tarifs ont quelque peu baissé ces dernières semaines en réponse à l’incertitude économique causée par la hausse des prix du pétrole, la crainte de pénuries de carburant et le risque que l’inflation ait un impact négatif sur les dépenses de consommation. »
Ryanair précise ainsi que les prix des billets d’avions du premier trimestre (d’avril à juin) seront en baisse de l'ordre de 5 % à 10 % par rapport au trimestre précédent (qui a bénéficié, ceci dit, des vacances de Pâques complètes). Concernant le deuxième trimestre, de juillet à septembre, soit la saison estivale, la compagnie low cost pronostique une « tendance globalement stable », tout en soulignant une visibilité « limitée ». Pour le second semestre, la société pilotée par le tonitruant Michal O’Leary ne se risque pas à fournir la moindre indication.