Les navettes autonomes siglées WeRide et Renault seront accompagnées à court terme de bus de 8,5 mètres pouvant embarquer 40 passagers. Le constructeur norvégien d’autobus Karsan a également sorti en 2025 un modèle de même capacité.
Installé à la sortie de Châteauroux, le site d'essais de l’opérateur Kéolis réalise les derniers tests sur les véhicules issus de la collaboration entre Renault et le chinois WeRide. Une première ligne en conditions réelles de circulation sera ouverte en septembre 2026.
Il s'agit d'un ancien hangar de l’ancienne base aérienne 703 de Châteauroux-Déols, où le Centre National de Tir Sportif (CNTS) a pris ses quartiers en 2018 sur environ 80 hectares. Il y a un an, le terrain a accueilli le Site d’essais de la mobilité autonome de Keolis, qui réalise des tests de modèles autonomes pour une dizaine de constructeurs de bus dans le monde.
C’est dans cet entrepôt anonyme que sont stockées, pour y être testées, plusieurs navettes autonomes co-produites par Renault et le constructeur chinois WeRide. Coûtant entre 250 000 et 300 000 euros, elles embarquent à leur bord les technologies dernier cri tant en termes de motorisation électrique que de logiciels de conduite.
D’une capacité de huit voyageurs, ces véhicules seront mis en service en septembre 2026 sur la ligne de bus qui dessert depuis la gare SNCF le nouveau centre aquatique de Châteauroux Balsaneo. A raison d’une dizaine d’arrêts sur une distance de 2,5 km, les rotations de navettes sans conducteurs s’échelonneront sans interruption tout au long de la journée.
Circuit d’essais
« C’est la première fois que sera lancée en France une ligne régulière de transport autonome de voyageurs. Pour l’instant seules quelques expériences ont été menées en terrains protégés, comme les dessertes du tournoi de tennis parisien de Roland-Garros et de la zone d'activité de Rovaltain à Valence, dans la Drôme, explique Alexandre Flon, directeur de secteur Centre-Val-de-Loire chez Keolis.
Dans le cas de Châteauroux, l’on sera en conditions réelles de circulation avec tous les aléas et les situations inédites imaginables».
Testées depuis plusieurs mois dans les allées de l’immense CNTS avec des techniciens à bord, les navettes sont programmées pour un périmètre géographique donné, modulable y compris en cours de service. Elles réalisent ainsi plusieurs fois par jour des circuits intégrant les différentes hypothèses de circulation. Organisée en véritable circuit, les voies intérieures de l’ancienne base aérienne intègrent ainsi des feux, des stops, des croisements, des ronds-points ou encore des ralentisseurs. Supervisées depuis un PC installé sur place par un technicien, elles sont également capables de doubler d'autres véhicules, de piler net en cas d'événement imprévu et bien sûr de se garer contre le quai d'embarquement.
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