Coup dur pour la SNCF : la mise en marche du futur TGV M encore menacée de retard
latribune.fr
Pour la SNCF, le TGV M est une brique fondamentale pour améliorer la rentabilité de la grande vitesse. Les gains attendus sont doubles : une consommation d’énergie réduite et des coûts de maintenance abaissés (notamment via la maintenance prédictive...
La SNCF pourrait retarder une nouvelle fois la mise en exploitation commerciale de son nouveau TGV construit par Alstom, le TGV M.
La compagnie nationale pourrait retarder une nouvelle fois, à septembre au lieu de juillet, la mise en exploitation commerciale de son nouveau TGV construit par Alstom, le TGV M, selon la revue spécialisée Ville Rail & Transports (VRT).
« L'exploitation commerciale du TGV M ne pourra pas démarrer en juillet comme l'espérait SNCF Voyageurs », écrit le journal, en s'appuyant sur un document d'organisation interne d'Alstom qui table sur « la livraison de six rames en septembre 2026 au lieu de quatre rames en juillet 2026 ».
Pour rappel, SNCF Voyageurs a commandé au total 160 rames de TGV M. La première commande, datant de 2018, prévoyait les premières livraisons pour fin 2023. La quatrième et dernière tranche commandée, d'un total de 15 rames, date de janvier.
Des « bugs » de rodage
Le 10 décembre, la SNCF avait annoncé qu'elle prévoyait d'ouvrir aux passagers le 1ᵉʳ juillet quatre premières rames à double étage du TGV M sur l'axe Paris-Lyon-Marseille.
Cet objectif du 1ᵉʳ juillet marquait déjà un retard de plus de deux ans par rapport au calendrier initialement envisagé : les nouveaux TGV étaient censés rouler pour les Jeux olympiques de 2024.
Selon VRT, pour faire face aux « bugs » inévitables de rodage, la SNCF aurait désormais prévu une pré-exploitation en juillet, avec un lancement commercial repoussé à la rentrée. Interrogés par l'AFP, Alstom et la SNCF « ne confirment pas » l'article de VRT ni le calendrier évoqué, mais ne le démentent pas non plus.
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L'attente de l'autorisation de mise sur le marché
La SNCF fait surtout valoir qu'avant toute décision, elle « attend l'homologation du train », c'est-à-dire l'autorisation de mise sur le marché délivrée conjointement par les autorités européennes (Agence ferroviaire européenne, ERA) et l'autorité française (Établissement public de sécurité ferroviaire, EPSF), a-t-elle expliqué à l'AFP. Cette autorisation, absolument nécessaire avant toute mise sur les rails de nouveaux trains, RER ou métro, devrait être délivrée « dans les prochains jours », a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.
Côté constructeur, Alstom s'est borné à reprendre exactement les mêmes éléments de langage que ceux de la SNCF.
« L'autorisation de mise sur le marché est un prérequis essentiel qui nous permettra de déterminer le calendrier précis de mise en service. Dans l'attente de cette décision, nous ne confirmons pas de calendrier », a déclaré à l'AFP le constructeur ferroviaire.