C’est un choix assumé : celui de ne pas aller vite. Car le Miaraka est doté de trois voiles, économisant jusqu’à 60% de carburant nécessaire au porte-conteneurs, et qui permettent une vitesse de croisière de 9,2 nœuds. L’objectif n’est donc pas d’aller vite, mais d’aller en décarbonant un maximum.
Le projet est né à Lorient, en 2021, de la rencontre entre plusieurs porteurs d’entreprises, Julien Noé, président-fondateur de la coopérative énergétique Enercoop, et Nils Joyeux, président de l’entreprise Zéphyr & Borée qui étudie les solutions pour décarboner le transport maritime. La coopérative Windcoop est ainsi créée, basée sur trois verticales : une éthique écologique, une éthique sociale avec la recherche d’un équipage ne subissant aucun « dumping social », une éthique financière qui veut que les citoyens soient au cœur du projet. La société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) réunit alors 2 534 sociétaires pour une levée de fonds de 8,7 millions d’euros. Les citoyens ont participé à hauteur de 49% (4,3 millions d’euros) – le billet d’entrée est à 100 euros, les chargeurs à hauteur de 31% (2,7 millions d’euros) et les financeurs à impact pour 20% (1,7 million d’euros). Le navire, dont le prix est de 28,5 millions d’euros, est actuellement en construction, dans un chantier en Turquie, RMK Marine. Si la coque est actuellement en cours d’assemblage, le bateau sera livré fin mai 2027. Courant juin 2027, il arrivera sur les côtes de la Méditerranée, à Marseille.