Emirates fait du rétrofit un atout de la connexion entre territoires
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Cédric Renard, DG France de EMIRATES
julien cresp/TBWA
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Cédric Renard, DG France de EMIRATES
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L’A380 rétrofité d’Emirates a opté pour Nice en en faisant sa première escale française. Un choix que le directeur général France de la compagnie, Cédric Renard estime être naturel, « Nice Côte d’Azur est une véritable porte d’entrée du réseau Emirates, une ligne très populaire et une destination qui vit toute l’année ». Ouverte en 1994, la ligne a transporté, depuis, plus de 3,2 millions de passagers entre Nice et Dubaï pour plus de 15 000 vols opérés. C’est également une des lignes qui affichent un taux de remplissage supérieur à la moyenne du groupe (80%), avec une forte demande sur les classes premium que la dynamique de retrofit engagée par la compagnie vient renforcer.
Ce programme de rénovation et de modernisation de la flotte Emirates s’appuie sur une enveloppe de 5 milliards d’euros et constitue, pour son directeur France, « sans doute le programme de maintenance le plus important jamais engagé par une compagnie aérienne ». Celui-ci concerne, à terme, 219 appareils (110 A380 et 109 B777), immobilisés entre 18 et 22 jours à Dubaï pour une remise à neuf et un réaménagement en quatre classes dont la dernière-née, la classe Premium Economie, inaugurée donc mi-septembre sur la plateforme aéroportuaire azuréenne. « Il s’agit d’un vrai saut qualitatif, avec des choix marqués et une cabine de 56 sièges reprenant les codes de la classe affaires : finition bois, coutures élégantes, service ultra attentionné, verre de bienvenue, vaisselle de porcelaine, etc. », énumère le dirigeant. Lequel revendique « une vraie réflexion sur le voyager mieux », visant à la fois la clientèle loisirs haut de gamme et le voyageur d’affaires.
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A ce jour, 72 appareils ont ainsi été retrofités et réaménagés, auxquels s’ajoutent 16 avions neufs récemment livrés. Car la compagnie moyen-orientale, en dépit d’un contexte de production ralentie, annonce un carnet d’ordres de plus de 300 avions long-courriers, dont une soixantaine d’A350, qui devraient rejoindre la flotte (265 unités actuellement) dans les années à venir. « L’intégration de ces nouveaux appareils nous permettra d’augmenter les dessertes et d’ouvrir de nouvelles destinations. » En France, où le groupe est présent à Paris, Nice et Lyon ? « Nous y observons une demande croissante et donc une potentielle capacité à faire plus de vols au départ des trois plateformes que nous occupons déjà. De même, des villes comme Bordeaux, Marseille, Toulouse, manquent de connectivité avec les pays du Golfe et de manière générale avec l’Australie et l’Asie du Sud-Est. L’apport d’Emirates avec ses 150 destinations peut être un atout pour ces territoires. Là-aussi, le potentiel existe. » Ces décisions, rappelons-le, dépendent avant tout de négociations bilatérales entre la France et les Emirats Arabes Unis.
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