Le front uni des compagnies aériennes européennes contre le calendrier climatique de l'UE
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A4E
Olivier James
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Concurrence de plus en plus féroce avec les compagnies d’Asie et du Moyen-Orient, hausse continue des taxes, et, désormais, flambée du prix du pétrole en raison de la guerre au Moyen-Orient. Pour les compagnies aériennes européennes, réunies à Bruxelles le 20 mars, dans le cadre d’une conférence de presse du lobby Airlines for Europe (A4E), pas de doute : pour maintenir leur compétitivité, il faut revoir les ambitions du secteur en matière climatique. Une offensive portée par les patrons des plus grandes compagnies européennes, présents ce jour-là et qui avaient mis de côté leurs rivalités : Ben Smith (Air France-KLM), Luis Gallego (IAG), Carsten Spohr (Lufthansa), Kenton Jarvis (EasyJet) et Michael O’Leary (Ryanair).
« L’Europe a besoin de capacités de transport souveraines pour ses besoins de connectivité, plutôt que de dépendre des autres, comme cela est nécessaire en matière de défense et d’énergie, a asséné Carsten Spohr, le pdg de Lufthansa. La guerre en cours [au Moyen-Orient, NDLR] est un désastre, mais elle doit nous servir de signal d’alarme, elle est en train d’accélérer la prise de conscience de notre trop grande dépendance. » Et d’asséner : « Nous devons de manière urgente revoir la politique climatique ». Une action de lobbying qui n’est pas sans rappeler celle menée dans le secteur automobile, contre l’échéance du tout électrique en 2035.
Selon A4E, les différents coûts réglementaires pour les compagnies aériennes ont triplé depuis 2014, pour atteindre 15,5 milliards d'euros par an et devraient s'élever à 27,6 milliards d'euros par an en 2030. De quoi contribuer à un recul des parts de marché des compagnies européennes, passées de 47 % à 40 % entre 2022 et 2025. Des chiffres servant d’arguments aux dirigeants de l’aérien pour justifier leur attaque en règle de ce qui entrave la croissance de leurs compagnies.
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